Combien de Français dans le cas de Mélina Boughedir, en attente de procès ?

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :

Mélina Boughedir a été condamnée dimanche à la prison à perpétuité par la justice irakienne pour appartenance à l'Etat islamique. Ils sont encore entre 40 et 50 Français en Irak et en Syrie en attente de jugement.

La Française Mélina Boughedir a été condamnée dimanche par la justice irakienne à la prison à perpétuité pour appartenance à l'Etat islamique. Invité du Grand rendez-vous d'Europe 1 avec CNews et Les Echos dimanche, Christophe Castaner, le délégué général de La République en marche, est resté très flou sur la possibilité pour Mélina Boughedir de purger sa peine en France. Et la question se pose d'ailleurs plus largement pour les Français et Françaises qui sont actuellement détenus en Irak et en Syrie.

Entre 40 et 50 Français en attente de jugement. Cela concerne entre 40 et 50 personnes, 40 à 50 Français, soupçonnés d'avoir rejoint l'État islamique. La plupart ont été interpellés en Syrie par les forces kurdes. Beaucoup de femmes, avec, au total, une soixantaine d'enfants et seulement une dizaine d'hommes. Les plus connus, Thomas Barnoin et Adrien Ghuihal, ont été arrêtés tout récemment du côté de Raqqa.

Côté irakien, aux dernières nouvelles, il n'y avait que trois Françaises. Mélina Boughedir est la deuxième à avoir été jugée. Au mois d'avril, déjà, une femme de 29 ans, originaire de Lille, Djamila Boutoutaou, avait été condamnée à la perpétuité. Pour sa défense, elle avait affirmé, comme Mélina Boughedir, avoir été piégée par son mari. A l'époque, déjà, les autorités françaises n'avaient manifesté aucun empressement, bien au contraire, pour qu'elle soit renvoyée en France.

Paris estime que la justice irakienne est parfaitement légitime. D'une manière générale, Paris ne souhaite pas voir revenir ceux et celles qui ont rejoint Daech et estime que la justice irakienne est parfaitement légitime pour juger ceux qui ont participé, directement ou indirectement, aux actes terroristes commis là-bas, y compris ceux qui font l'objet, en France, d'une procédure judiciaire. De toutes façons, il n'y a pas de convention d'extradition entre Paris et Bagdad. Quant aux Kurdes, ils ne sont pas officiellement reconnus comme un Etat souverain.