Chine : Internet toujours plus contrôlé

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Chine : Internet toujours plus contrôlé
Les usagers devront fournir leur véritable identité pour pouvoir se connecter.@ REUTERS
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Les usagers devront fournir leur véritable identité pour pouvoir se connecter à Internet.

>> L'ACTU. Le Congrès national du peuple chinois a adopté vendredi des nouvelles mesures qui obligent les internautes à fournir leur véritable identité à leur fournisseur d'accès, a annoncé l'agence officielle Chine nouvelle.

Une identité sinon rien. Cette mesure a été approuvée à l'issue d'une réunion de cinq jours du Comité permanent du Congrès national du peuple, a précisé l'agence. "Les fournisseurs d'accès au réseau internet demanderont aux usagers de fournir leur véritable identité lorsqu'ils souscriront un contrat leur donnant accès à l'internet, à une ligne de téléphone fixe ou à un forfait pour le portable, ou pour permettre aux usagers de poster des informations publiquement", a indiqué l'agence.

La grande muraille informatique. Le système de censure chinois du web est surnommé la "Grande Muraille informatique" - "Great Firewall" - expression associant les mots "Great Wall" - la Grande Muraille - et "firewall" (pare-feu informatique). La Toile est expurgée de sites politiquement sensibles et Pékin contrôle étroitement la communauté d'un demi-milliard d'internautes pour éviter l'organisation de la dissidence.

Weibo,

© REUTERS

Weibo et Twitter comme fenêtre sur le monde. Pékin bloque régulièrement les recherches sur le web, mais la prolifération de microblogs, qui permet aux internautes d'échapper partiellement à la main mise des autorités, représente un nouveau défi pour le pouvoir. Des réseaux comme Twitter ou Weibo ont été utilisés pour formuler des critiques ou même pour dénoncer des malversations de responsables. Mais ces griefs ne sont tolérés que lorsqu'ils correspondent à la volonté du gouvernement de lutter contre la corruption. Twitter est interdit en Chine, mais accessible par des moyens technologies détournés.

Une protestation sous pseudonyme. Auparavant, les internautes pouvaient créer des microblogs sous des pseudonymes, ce qui leur permettait de créer de nouveaux comptes si les leurs étaient fermés. La censure surveille les microblogs qui servent de plate-forme pour organiser des mouvements de protestation et présentent une version non officielle d'évènements comme l'accident meurtrier de train de 2001 qui a suscité un flot de critiques contre le gouvernement.

Des moyens de contester. Li Fei, un responsable du Congrès, a assuré que les nouvelles mesures n'empêcheront pas les cybercitoyens de rapporter des abus de pouvoir. Ils pourront "utiliser différents noms pour poster des messages publics", a-t-il dit, cité par Chine nouvelle. Auparavant, seuls des détenteurs de comptes de microblogs dans cinq grandes villes du pays, - Pékin, Shanghai, la ville portuaire de Tianjin, Canton et Shenzhen devaient déjà s'inscrire sous leur véritable identité.