Capacité d'accueil des migrants : le pape comprend le besoin d'être prudent

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Capacité d'accueil des migrants : le pape comprend le besoin d'être prudent
Le pape reconnaît que chaque pays a ses propres capacités d'accueil de migrants.@ TIZIANA FABI / AFP
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Le pape François a admis mardi que chaque pays avait ses propres capacités d'accueil et d'intégration de migrants.

Le pape François, qui n'a de cesse d'appeler l'Europe à ouvrir ses portes aux réfugiés, a reconnu mardi que les gouvernements avaient le droit de calculer avec prudence leur capacité d'accueil afin de réellement intégrer ces étrangers.

"Je crois qu'en théorie, on ne peut pas fermer son cœur à un réfugié", a déclaré le pape François, s'exprimant dans l'avion qui le ramenait d'un déplacement en Suède. "Les gouvernants doivent être très ouverts à les recevoir, mais aussi faire des calculs sur leur accueil, parce qu'on doit non seulement accueillir un réfugié, mais aussi l'intégrer", a-t-il ajouté. "Il n'est pas humain de fermer les portes et les cœurs, et à la longue ça se paie politiquement. Tout comme peut se payer politiquement une imprudence dans les calculs, en recevant plus de personnes qu'on ne peut intégrer", a insisté le pontife argentin, en admettant que chaque pays avait sa propre capacité d'intégration.

Une différence entre migrants et réfugiés. "Le plus mauvais conseiller pour les pays qui tendent à fermer les frontières est la peur. Le meilleur conseiller est la prudence", a encore affirmé le pape. Il a également fait une distinction entre "migrants" et "réfugiés". "Les migrants doivent être traités avec certaines règles, parce que migrer est un droit, mais un droit très réglementé. En revanche, être réfugié provient d'une situation de guerre, d'angoisse, de faim, d'une situation terrible et le statut de réfugié a besoin de plus de soins, plus de travail." Reste que le danger pour réfugiés et migrants est le même lorsqu'ils ne sont pas intégrés : "Ils entrent dans un ghetto". "Et une culture qui ne se développe pas par rapport à une autre culture, c'est dangereux", a estimé François.