Canada : "pas de mots assez forts"

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Canada : "pas de mots assez forts"
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TEMOIGNAGE E1 - Un parent d'élève de l'école qui a reçu l'un des colis de restes humains dit son dégoût.

Pendant que Luka Rocco Magnotta est détenu en prison à Berlin, le Canada continue de faire face à l'horreur. Mardi, deux nouveaux colis contenant une main et un pied sont arrivés dans deux écoles de Vancouver, suscitant colère, indignation et dégoût.

"Il n'y a pas de mots assez fort pour dire que c'est une horreur absolue. Dépecer, mettre dans un paquet, remplir le formulaire, le déposer à La Poste… Il faut vraiment que ce soit quelqu'un de très déterminé dans son action et qui veut envoyer un message", a expliqué au téléphone rouge d'Europe 1 Franck, père d'un élève de 17 ans de l'école St-George's, qui a reçu l'un des colis.

"C'est une horreur absolue" :

"Pourquoi cette école ?"

Même si l'ombre de Luka Rocco Magnotta, suspecté d'avoir tué et démembré le corps de Jeremy Lin, plane sur cet envoi, aucune preuve n'a pour l'heure établi formellement le lien entre ces colis et l'affaire. Les paquets sont arrivés dans les écoles mardi, soit dix jours après la fuite du tueur vers la France. Or d'après Franck, il faut "entre quatre et cinq jours" pour qu'un colis envoyé de Montreal arrive à Vancouver, distante de 4.500 km.

D'ailleurs, ce parent d'élève ne comprend pas cet acte. "Pourquoi cette école ? Quel est l'intérêt de l'avoir choisie ? C'est cette question que nous nous posons entre parents d'élèves sans trouver de réponse", ajoute-t-il.  Un geste d'autant plus provocateur que les écoles sont très respectées au Canada.  

"Trouver les bons mots" 

"J'en ai parlé avec mon fils qui a 17 ans et ma fille qui est plus petite, il faut trouver les bons mots. Mais je sais qu'il y a des parents qui ont beaucoup de mal avec ça". Peu de temps après la découverte du contenu des ce colis, Kurt Heinrich, porte-parole des écoles de Vancouver, s'est publiquement exprimé sur cette "situation tout à fait inhabituelle".

Il a confié au Vancouver Sun qu'une cellule psychologique a été mise en place pour que les élèves de ces écoles – l'une élémentaire et l'autre de l'élémentaire au bac – puissent parler.