Cameron est "par nature" pour un Brexit, selon un ex-conseiller

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Cameron est "par nature" pour un Brexit, selon un ex-conseiller
@ Christopher Furlong / POOL / AFP
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Selon un ancien conseiller de David Cameron, si ce dernier n'était le Premier ministre britannique, il serait pour une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. 

Un ancien conseiller et ami proche de David Cameron affirme jeudi dans le Times que s'il n'était pas Premier ministre, il défendrait une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

"C'est dans sa nature". "S'il était juste un citoyen ou un député sans responsabilité ou un secrétaire d'Etat ou même un ministre du cabinet, je suis certain qu'il serait en faveur d'une sortie" de l'UE, a affirmé Steve Hilton, qui était le parrain du fils décédé de David Cameron et a été son stratège en chef pendant son premier mandat de Premier ministre. "C'est dans sa nature. C'est ce qu'il est", ajoute Steve Hilton, estimant qu'"il a toujours été un eurosceptique".

"Très déçu qu'il ne le fasse pas". David Cameron fait campagne pour un maintien dans l'UE. Lors des négociations en février avec Bruxelles pour obtenir des réformes, il avait mis en garde sur le fait que s'il n'obtenait pas un accord satisfaisant, il pourrait faire campagne pour une sortie. "J'ai pensé qu'il y avait de fortes chances" qu'il soutienne alors le Brexit, a confié Steve Hilton, lui-même partisan d'un Brexit, et "j'ai donc été très déçu qu'il ne le fasse pas".

La fonction de Premier ministre. Steve Hilton a cependant ajouté que la fonction de Premier ministre avait évidemment dû peser sur sa position. "Quand vous êtes Premier ministre, vous voyez des choses que les autres ne voient pas. Vous avez une appréciation différente de la façon dont marchent les choses, en particulier au niveau intergouvernemental", a-t-il reconnu. Selon une moyenne des six derniers sondages réalisée mercredi par l'institut What UK Think, le camp du "Remain" (rester) est en tête avec 53% des intentions de vote contre 47% pour le vote du "Leave" (partir) à quatre semaines du référendum du 23 juin.