Cameron-Clegg, un duo atypique

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Cameron-Clegg, un duo atypique
@ REUTERS
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David Cameron occupe depuis mardi le 10, Downing Street. Son ex-adversaire est devenu son n°2.

La situation est inédite, historique et atypique à plus d’un titre. Depuis mardi soir, ce n’est pas un seul parti qui dirige la Grande-Bretagne mais une coalition. A sa tête, deux hommes, David Cameron, le nouveau Premier ministre, et Nick Clegg, son n°2. A eux-seuls, ils incarnent la révolution en cours.

Une nouvelle génération. David Cameron et Nick Clegg ont un point commun, leur âge : 43 ans. Mardi soir, David Cameron est devenu le plus jeune locataire du 10, Downing street depuis 1812. Nick Clegg avait quant à lui été présenté avant les élections législatives du 6 mai dernier comme le nouveau Barack Obama.

Un nouveau style politique. Au-delà de l’âge, Cameron et Clegg veulent incarner une nouvelle façon de faire de la politique. Illustration mercredi pour leur première conférence de presse conjointe : les deux hommes se sont adressés aux journalistes dans le jardin ensoleillé de Downing Street, bureaux du Premier ministre. A l’américaine, comme à la Maison-Blanche.

Un nouvel équilibre politique. Après 13 années de gouvernement travailliste, la Grande-Bretagne a mis le cap à droite. Mais c’est bien une coalition qui dirige le pays, pour la première fois depuis 70 ans. Un nouvel équilibre a été trouvé entre conservateurs, classés nettement à droite, et Libéraux démocrates, de centre-gauche. Ces derniers, malgré leur score décevant aux élections avec une cinquantaine de sièges seulement, s’emparent de cinq ministères et Nick Clegg est parvenu à s’imposer comme vice-Premier ministre.

Un nouveau programme. Conservateurs et Libéraux démocrates ont négocié ferme pour créer leur coalition et mettre au point un programme de gouvernement commun. Parmi les priorités de la nouvelle équipe : la réduction du déficit public. Les Libéraux démocrates ont dû transiger sur l'euro qui ne sera pas préféré à la livre.

Cet attelage peut-il tenir ? Seul le temps le dira. Les deux nouveaux dirigeants ont reconnu mercredi qu'ils n'avaient pas encore décidé qui prendrait la parole... lors des prochaines conférences de presse.