Brésil : nouveau massacre dans une prison, au moins trois morts

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Brésil : nouveau massacre dans une prison, au moins trois morts
Les détenus ont pris possession du centre pénitentiaire pendant toute une nuit@ HO / AFP
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Les autorités n'ont pu pénétrer dans le bâtiment qu'à l'aube, car les détenus avaient coupé le courant et était lourdement armés.

Au moins trois prisonniers ont été décapités samedi lors d'un nouveau massacre dans une prison brésilienne, alors que les violences carcérales ont fait une centaine de morts depuis le début de l'année dans le pays.

Au moins trois morts. Le nouvel affrontement entre gangs criminels rivaux a eu lieu dans la soirée au centre pénitentiaire Alcaçuz, la plus grande prison de l'État de Rio Grande do Norte (nord-est). "De ce que nous avons vu, nous pouvons affirmer qu'il y a au moins trois prisonniers morts, car nous avons pu voir leurs têtes", a indiqué le coordinateur de l'administration pénitentiaire de l'État, Zemilton Silva, à des médias locaux. Des journaux affirment toutefois que le nombre de morts pourrait se monter à au moins une dizaine.

Une centaine de détenus tués depuis le début de l'année. Les autorités ont encerclé la prison surpeuplée pour éviter les évasions, mais ont expliqué que la police militaire et les agents pénitentiaires ont dû attendre l'aube pour pénétrer dans les bâtiments, les détenus ayant coupé le courant et étant lourdement armés. Il s'agit de la dernière flambée de violence en date dans les prisons brésiliennes, où une centaine de détenus ont été tués depuis le début de l'année.

Les autorités expliquent ces tueries par une guerre sanglante entre les deux principaux gangs criminels du pays pour le contrôle de l'approvisionnement et de la vente de cocaïne : le Premier Comando de la Capitale (PCC), de Sao Paulo, et le Comando Vermelho (CV) de Rio de Janeiro, et de leurs alliés. Les principaux quotidiens brésiliens affirment que la rixe à Alcaçuz a opposé le PCC au Syndicat du Crime, allié au Comando Vermelho.

Un taux d'occupation des prisons de 167%. L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) a dénoncé jeudi "les conditions inhumaines dans les prisons brésiliennes". Le taux d'occupation est de 167% par rapport à la capacité officielle des prisons, selon les derniers chiffres du ministère de la Justice.