Brésil : le gouvernement saisit la justice contre la destitution de Dilma Rousseff

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Brésil : le gouvernement saisit la justice contre la destitution de Dilma Rousseff
Les députés se prononceront dimanche sur le maintien au pouvoir de la dirigeante de gauche.@ Andressa Anholete / AFP
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A trois jours d'un vote crucial sur la destitution de la présidente Dilma Roussef, le gouvernement brésilien a saisi la justice, jeudi, pour annuler la procédure.

Le gouvernement brésilien a demandé jeudi au Tribunal suprême fédéral (STF) d'"annuler la procédure de destitution" visant la présidente de gauche Dilma Rousseff, a-t-on appris de source officielle. Ce recours a été présenté par l'avocat général du gouvernement, José Eduardo Cardozo, à trois jours d'un vote crucial des députés sur le maintien au pouvoir de la dirigeante de gauche. La procédure est entachée de "vices qui violent les principes du procès équitable et du droit de la défense", selon la défense de la présidente.

Débat parlementaire à partir de vendredi. Ce recours va être analysé par un haut magistrat du STF qui devra se prononcer sur sa recevabilité.  S'il est jugé recevable, cela pourrait entraîner la suspension de l'assemblée plénière des députés, jusqu'à ce que la plus haute juridiction brésilienne rende une décision collégiale sur la légalité de la procédure. Les députés doivent normalement entamer vendredi des débats en assemblée plénière en vue de voter dimanche en faveur ou non de la poursuite de la procédure de destitution devant le Sénat qui aurait le dernier mot.

Dilma Rousseff est confrontée depuis mardi à une avalanche de défections au sein de sa coalition, qui rend sa position de plus en plus critique. Accusée de maquillage des comptes publiques par l'opposition, elle nie avoir commis un quelconque "crime de responsabilité administrative" prévu par la Constitution et invoqué par ses détracteurs pour justifier sa destitution. Elle se dit victime d'une tentative de "coup d'Etat" institutionnel sans fondement légal émanant d'une opposition revancharde n'ayant pas accepté sa défaite électorale en 2014.