Berlusconi : "je ne me retirerai pas dans un couvent"

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Berlusconi : "je ne me retirerai pas dans un couvent"
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SON AVENIR - Déchu de son mandat, le Cavaliere ne s’avoue pas vaincu et prépare déjà son retour.

L’INFO. Berlusconi est redevenu un justiciable (presque) comme les autres. Le Sénat italien a voté mercredi son exclusion après sa condamnation pour fraude fiscale. Chassé du Parlement, où il siégeait depuis vingt ans, et désormais inéligible pour six ans, il a malgré tout promis de "continuer à combattre". A condition que ses ennuis avec la justice lui en laissent le temps. Voici ce qui attend le Cavaliere. 

Le Sénat italien, le 27 novembre 2013

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Il pourra être arrêté. Première conséquence de sa déchéance : Silvio Berlusconi, 77 ans, pourra être arrêté, comme n’importe quel citoyen. Ce n’est d’ailleurs pas totalement exclu si la justice l’ordonnait, même si l’un de ses avocats, Franco Coppi, a jugé l’hypothèse "absurde, complètement irréelle". En janvier, il devra en tout cas faire face à l’ouverture d’un nouveau procès, cette fois pour corruption d’un sénateur de Naples qu’il aurait "acheté" en 2006 pour faciliter la chute du gouvernement de Romano Prodi. Celui qui est aussi surnommé le Caïman n’est pas non plus tiré d’affaire dans le dossier du "Rubygate", dans lequel il pourrait notamment être poursuivi pour incitation à faux témoignage.

Il devra purger sa peine. Sauf rebondissement - à ne jamais exclure quand il s’agit du Cavaliere - Silvio Berlusconi devrait aussi purger la peine à laquelle il a été condamné dans l’affaire Mediaset. Initialement condamné à quatre ans de prison, il a vu sa peine réduite de trois ans par une amnistie. C’est en 2014 qu’il devrait l’effectuer, sous forme de travaux d’intérêt général. Plusieurs associations ont déjà proposé de l’accueillir, note Le Point.

partisans de berlusconi à Rome, 460, REUTERS

Mais il est déjà en campagne. S’avouer vaincu ? Ce n’est pas le genre du Cavaliere. Silvio Berlusconi a prévenu ses partisans, rassemblés à Rome, peu avant l’annonce de la décision du Sénat : "je ne me retirerai pas dans un couvent, nous sommes ici, vous êtes ici, nous serons là".

Berlusconi devant ses partisans (en italien) :

L’ex-président du Conseil reste à la tête de son parti, Forza Italia, refondé. En cas d’élections anticipées, il obtiendrait, avec ses alliés de droite, 34,5 à 37% de voix, contre 31 à 33%. Silvio Berlusconi a donné rendez-vous à ses militants "pour une Italie plus démocratique, plus libre, de plus grand bien-être" et assuré que la prochaine campagne électorale avait déjà commencé pour lui. On n’a sans doute pas fini d’entendre parler du Cavaliere.

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