Ben Laden voulait perturber la présidentielle

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Ben Laden voulait perturber la présidentielle
Des documents menaçant la France auraient été retrouvés dans la "plaque" d'Oussama Ben Laden, chef d'Al-Qaïda.@ MaxPPP
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Des documents trouvés dans la "planque" du chef d’Al-Qaïda ont été transmis à Paris.

A la veille du dixième anniversaire des attaques du 11-Septembre, Washington a transmis des documents menaçants pour la France. Ces éléments proviennent "de la planque de Ben Laden", où le leader d'Al-Qaïda a été tué par un commando américain dans une maison d'Abbottabad le 2 mai, au nord d'Islamabad, a précisé une source interne aux renseignements français.

"Des menaces décousues"

La France ne serait pas le seul pays à avoir reçu de tels documents, selon cette même source : "oui, nous avons reçu des documents de nos amis américains. Comme d'autres pays occidentaux apparemment".

Parmi ces documents, "il y a bien des consignes de menaces contre la France", mais elles sont "décousues et à analyser dans le détail, à prendre avec des pincettes", a précisé cette source affirmant que ce sont "plus des intentions que des consignes", "plus du commentaire qu'une fatwa".

La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et la Direction générale de la sécurité extérieure ont refusé de commenter ces informations.

La France, cible n°2 d'Al-Qaïda

En juin, le président américain Barack Obama avait assuré que les documents récupérés dans la villa où a été éliminé Oussama Ben Laden montraient qu'Al-Qaïda "souffre énormément" et était "incapable de remplacer efficacement" les dirigeants du réseau éliminés. Quelques jours après le décès du leader d'Al-Qaïda, le patron de la DCRI avait jugé que la France restait "la cible numéro 2 d'Al-Qaïda" derrière les Etats-Unis.

Entre les attentats du 11-Septembre 2001 et sa mort, Ben Laden a menacé explicitement à plusieurs reprises la France, la dernière fois en janvier 2011, dans un message sonore. Les autorités françaises considèrent la menace terroriste élevée et le plan Vigipirate est au niveau rouge, son avant-dernier échelon, depuis les attentats de Londres en juillet 2005. Ce plan mobilise quotidiennement quelque 2.000 militaires, policiers et gendarmes.