Belgique : une fête nationale morose

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Belgique : une fête nationale morose
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La commémoration se tient jeudi sur fond de crise politique. Mercredi, Albert II s'est dit "affligé".

La fête risque d’être un peu morose. Comme chaque 21 juillet, les Belges vont célébrer jeudi leur fête nationale commémorant l'accession au trône, le 21 juillet 1831, de leur premier roi, Léopold. Au programme de la journée, un défilé civil et militaire et une fête populaire dans le centre de Bruxelles, suivis dans la soirée par un feu d'artifice.

Mais cette commémoration se tient dans un contexte difficile, tant l'avenir du pays paraît sombre. En cause : l'absence de gouvernement, plus de 400 jours après les législatives du 13 juin 2010.

Dans un discours télévisé très attendu, le roi Albert II a solennellement mis en garde mercredi ses compatriotes sur l'avenir du pays. "En cette Fête nationale, j'aurais aimé me réjouir avec vous de la prestation de serment d'un nouveau gouvernement fédéral de plein exercice. Nous n'en sommes hélas pas là, et je le déplore", a déclaré Albert II.

Le chef de l'Etat, qui ne dispose que d’une stature morale dans le pays, s'est dit "affligé par la plus longue durée, de mémoire d'homme, de formation d'un gouvernement". Un triste record mondial ravi par la Belgique à l'Irak.

Albert II se dit "affligé" :









































Depuis 13 mois, les partis politiques belges sont dans une impasse en raison de leurs divergences de points de vue sur la structure politique à donner au pays. Les dirigeants de la Flandre, région la plus riche du pays, de langue flamande, souhaitent une plus grande autonomie. Ceux de la Wallonie francophone, estiment, eux, qu'ils seront perdants si jamais un tel changement survenait.

Au-delà des tensions internes du pays, le roi a mis en garde contre les conséquences internationales de cette crise qui s’éternise. Celle-ci pourrait "affecter" l'économie du royaume, déjà placé sous surveillance par les agences de notation internationales. Et ses conséquences pourraient se faire sentir dans l'Europe entière, a prévenu le roi.