Belgique : trois arrestations "dans le cadre d'un dossier de terrorisme"

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Belgique : trois arrestations "dans le cadre d'un dossier de terrorisme"
Le "dossier de terrorisme" qui concerne les trois suspects est un dossier "important", a indiqué un porte-parole du parquet.@ LAURIE DIEFFEMBACQ / BELGA / AFP
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Ces arrestations font suite à une série de perquisition dans les environs de Bruxelles. 

Trois personnes ont été arrêtées dans la nuit de jeudi à vendredi aux alentours de Bruxelles pour être entendues "dans le cadre d'un dossier de terrorisme", a annoncé le parquet fédéral belge dans un communiqué. Ces trois suspects "ont été emmenés pour audition" et un juge "décidera dans le courant de la journée de leur maintien éventuel en détention", a-t-il précisé.

Plusieurs perquisitions. Ces arrestations font suite à l'exécution par la police fédérale de huit mandats de perquisition, "à la demande d'un juge d'instruction spécialisé en matière de terrorisme à Bruxelles": six à Laeken, un à Evere et un à Anderlecht, trois communes limitrophes à la capitale belge. Selon le communiqué, "aucune arme ni explosif n'a été trouvé".

Multiplication des affaires de terrorisme. Le "dossier de terrorisme" qui concerne les trois suspects est un dossier "important", a simplement commenté un porte-parole du parquet, qui ne souhaite donner "aucun autre renseignement ou précision supplémentaire". Les affaires liées aux djihadistes se multiplient ces derniers mois en Belgique, pays d'où sont originaires certains auteurs des attentats du 13 novembre 2015 à Paris (130 morts) et également la cible le 22 mars dernier d'un triple attentat suicide à Bruxelles (32 morts).

Attaque à la machette. Plus récemment, le 6 août, deux policières ont été attaquées à la machette à Charleroi, au sud de Bruxelles, par un Algérien de 33 ans, une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique (EI). Mercredi, deux vols internationaux ont atterri à l'aéroport de Bruxelles après avoir fait l'objet d'alertes à la bombe, des alertes qui se sont révélées fausses. "L'enquête continue sur une possible menace", avait cependant déclaré le porte-parole du procureur fédéral, Eric Van der Sijpt. "Mais au moins, les menaces sur ces deux avions sont fausses".