Belgique : les scénarios post-électoraux

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Belgique : les scénarios post-électoraux
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Le point sur les possibilités de coalitions gouvernementales belges après la dernière élection.

Avec la probable victoire des séparatistes flamands, trois principaux scénarios peuvent être envisagés pour la suite des événements dans le pays. Le détail.

La ligne séparatiste

Compte tenu de la victoire en Flandre des séparatistes de la N-VA, qui devraient aussi devenir la première force du pays, le centre de gravité fédéral devrait se déplacer vers plus de dévolution de pouvoirs aux deux régions. Le chef de la N-VA, Bart de Wever, souhaite former un système confédéral, comme première étape avant l'indépendance.

En échange d'un engagement à réformer l'Etat, il est prêt à laisser un francophone devenir Premier ministre pour la première fois depuis 36 ans. Il pourrait s'agir du chef du PS wallon, Elio di Rupo. Les principaux partis francophones sont désormais d'accord pour cette réforme, même s'ils rejettent le système confédéral.

La N-VA pourrait aussi s'appuyer sur les autres partis flamands. Certains, comme le parti d'extrême droite Vlaams Belang ou la Lijst Dedecker, sont ouvertement séparatistes. D'autres, comme les démocrates-chrétiens du CD&V ou les libéraux de l'Open VLD, sont favorables à un pouvoir accru des régions, sans pour autant aller jusqu'à l'indépendance.

Le statu quo

Ce scénario semble improbable compte tenu du raz-de-marée électoral pour les séparatistes.

Certains partis francophones, peu enthousiastes à l'idée de cohabiter avec la N-VA au sein d'un gouvernement fédéral, pourraient être tentés de reconduire la coalition actuelle composée du CD&V, de l'Open VLD, du PS wallon, du Mouvement réformateur (libéraux wallons) et du CdH (centristes wallons). Un tel gouvernement aurait l'avantage de pouvoir être formé plus rapidement, mais l'immobilisme qui a caractérisé cette coalition en a aussi montré les limites.

De longues négociations

L'actuel Premier ministre, Yves Leterme, qui gère les affaires courantes depuis sa démission le 22 avril, avait eu besoin de neuf mois pour former un gouvernement en 2007 et 2008.

Une répétition de ce scénario aurait des conséquences politiques et économiques plus graves cette fois, alors que la zone euro est au milieu d'une crise historique et que la Belgique doit assumer la présidence tournante de l'Union européenne le 1er juillet. Mais le Premier ministre belge aurait cependant déclaré il y a quelques jours à José Manuel Barroso qu'il envisageait de demeurer à son poste jusqu'à la fin de la présidence belge le 31 décembre, selon des sources communautaires.