Attentat de Tripoli : place à l’enquête

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Attentat de Tripoli : place à l’enquête
Une délégation de dix enquêteurs est arrivée dans la capitale libyenne mardi soir.@ REUTERS
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Une délégation de dix enquêteurs est arrivée dans la capitale libyenne mardi soir.

Actu. Au lendemain de l’attentat qui a touché l’ambassade de France à Tripoli, les enquêteurs français commencent à se mettre en branle. Une délégation est arrivée sur place dans la soirée de mardi.

Dix enquêteurs sur le terrain. Le groupe se compose de deux policiers de la DCRI (direction centrale du renseignement intérieur), deux policiers de la SDAT (Sous direction anti-terroriste de la police judiciaire), trois experts de la Police technique et scientifique et deux experts de l’IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie Nationale).

Tenter de trouver de pistes. Supervisée par la magistrate anti-terroriste, vice-procureur à la section anti-terroriste du Parquet de Paris, la délégation va maintenant s’atteler à trouver des indices qui pourraient aider à identifier les auteurs de l’attentat. Ils devront notamment tenter de trouver quel système de mise à feu a été employé ainsi que le type d’explosif utilisé pour faire exploser la voiture piégée.

Un homme aperçu par des témoins. Les enquêteurs s’appuient également sur les témoignages des personnes présentes lors de l’explosion. Plusieurs personnes auraient vu un homme garer sa voiture avant de la quitter précipitamment. 

La piste syrienne ou Al-Qaïda ?  Difficile de savoir, pour le moment, qui se cache derrière cette attaque. Louis Caprioli, ancien responsable de la lutte anti-terroriste à la DST (direction de la surveillance du territoire), s'est dit mercredi sur Europe 1 "convaincu qu'il y a un lien très étroit entre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et cette opération".


Outre la "traditionnelle" piste d’Al-Qaïda, d’autres soupçons sont également évoqués. "La Syrie, parce que la situation est de plus en plus tendue, n’est pas écartée", a, estimé Alexandre Adler, spécialiste des relations internationales. La France engagée auprès de l’opposition syrienne, pourrait en effet avoir été visée par les supporters de Bachar al-Assad", a souligné le spécialiste.