Après Oxfam, deux organisations reconnaissent des cas d'abus sexuels en République démocratique du Congo

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Après Oxfam, deux organisations reconnaissent des cas d'abus sexuels en République démocratique du Congo
La Monusco reconnaît 18 cas d'accusations d'abus et d'exploitation sexuels visant son personnel en uniforme et civil en 2017.@ ALAIN WANDIMOYI / AFP
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Quelques jours après les révélations sur des soupçons d'abus sexuels commis par des collaborateurs d'Oxfam, deux organisations ont reconnu des cas similaires, mercredi.

Mercredi, à la suite du scandale d'Oxfam, deux organisations, International Rescue Committee et la Mission des Nations unies au Congo, ont annoncé que des cas d'abus sexuels avaient eu lieu en leur sein, en République démocratique du Congo. 

La Monusco a enregistré 18 cas. La Mission des Nations unies au Congo (Monusco) a annoncé mercredi avoir enregistré 18 cas d'accusations d'abus et d'exploitation sexuels visant son personnel en uniforme et civil en 2017 en République démocratique du Congo. "Nous avons enregistré au cours de l'année 2017, 18 allégations d'abus sexuels ou d'exploitations sexuelles", a déclaré Adama Ndao, chef de l'unité conduite et discipline de la Monusco lors d'une conférence de presse. "Quatorze de ces allégations sont associées à des plaintes ou actions en recherche de paternité ou de prise en charge d'enfants qui sont nés de ces relations", a-t-elle précisé.

IRC déplore trois cas. L'ONG International Rescue Committee a reconnu mercredi avoir elle aussi eu à déplorer trois cas d'abus sexuels en République démocratique du Congo, tout en assurant avoir fait le nécessaire en saisissant la police et en renvoyant le personnel impliqué. Le journal britannique The Sun avait rapporté plus tôt que l'IRC, présidée par l'ex-ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband mais dont le siège est à New York, avait notamment été citée pour des allégations de fraude et de harcèlement sexuel en République démocratique du Congo.