Crash d'Air Algérie : les familles reçues à l'Elysée

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Crash d'Air Algérie : les familles reçues à l'Elysée
@ Reuters
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L'ESSENTIEL - Le vol Ouagadougou-Alger a disparu des écrans radar jeudi. Son épave a été repérée à une centaine de kilomètres de Gao.

LES TROIS INFOS A RETENIR

• L'épave de l'avion a été repérée à environ 100 kilomètres de Gao au Mali et 50 kilomètres de la frontière avec le Burkina Faso.

• L'avion transportait 116 passagers, dont 54 Français.

• Une boîte noire a déjà été retrouvée

• François Hollande rencontrera samedi à 15h au Quai d'Orsay les familles des victimes françaises

LES DERNIÈRES INFORMATIONS

Une boîte noire retrouvée. François Hollande a affirmé qu'une boîte noire de l'avion d'Air Algérie a été récupérée sur les lieux du crash. Elle permettra peut-être de faire la lumière sur les circonstances de la catastrophe aérienne. Par ailleurs, le président va recevoir les familles des victimes françaises, samedi à l’Élysée, en présence de Laurent Fabius (Affaires étrangères), Jean-Yves Le Drian (Défense), Bernard Cazeneuve (Intérieur), , Frédéric Cuvillier (Transports) et Fleur Pellerin (Français de l'étranger).

L'avion repéré. Dans la nuit de jeudi à vendredi, l'appareil d'Air Algérie, qui a disparu jeudi, a été repéré dans la région de Gossi, dans le nord du Mali. L'Elysée confirme que l'épave a été retrouvée, dans un "état désintégré", "à proximité de la frontière du Burkina Faso" et "l'appareil a été clairement identifié", a précisé la présidence de la République française.

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Les équipes militaires burkinabées ont obtenu des informations sur le lieu du crash grâce à un témoin, qui aurait vu l'avion tomber dans la zone, affirme-t-on à Ouagadoubou, au Burkina Faso. Un drone de l'armée française a donc pu se rendre sur place et confirmer la présence de l'épave. Les premiers militaires sont arrivés sur la zone au lever du jour, vendredi. Une centaine d'hommes sont arrivés par la route dans la région de Gossi.



Des militaires français envoyés sur zone. La présidence française a ajouté qu'un "détachement militaire français a été envoyé sur place pour sécuriser le site et recueillir de premiers éléments d'information". Des gendarmes sont actuellement près de l'épave pour sécuriser les lieux du crash.

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Pas "de personnes suspectes" à bord. La secrétaire d'Etat aux Français de l'étranger, Fleur Pellerin, est à à Ouagadougou, où elle a participé à une réunion de la cellule de crise mise en place au Burkina Faso. "D'après les enquêtes menées à la fois par les autorités burkinabè et par ce que nous savons côté français, il n'y avait pas de personnes suspectes parmi les personnes enregistrées à bord. Mais, pour avoir des certitudes, il faudra attendre que l'enquête puisse se dérouler sur place", a-t-elle déclaré à la sortie.

Les passagers.110 personnes et six personnels de bord, deux pilotes et quatre stewards, se trouvaient dans l'avion. Tous les membres d'équipages étaient espagnols, a annoncé à Madrid le syndicat de pilotes de ligne Sepla. L'avion transportait 54 Français, a annoncé vendredi Laurent Fabius, dont des binationaux. Il y avait également 26 Burkinabés, sept Algériens, mais aussi des Libanais, des Canadiens, des Ukrainiens, des Espagnols, un Belge et des Luxembourgeois.

Carte Mali météo crash

© DR

Les hypothèses. Pour l'heure, toutes les pistes restent ouvertes quant à l'origine du crash du vol Ouagadougou-Alger. Problème humain, acte terroriste, mauvaise météo ... Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, a indiqué que "l'hypothèse météorologique" était pour l'instant privilégiée. Les débris de l'avion ont été retrouvés sur une zone réduite, a indiqué François Hollande, dans une conférence de presse. La plupart des experts s'accordent à écarter la piste d'une explosion en vol, qui aurait disséminé la carcasse sur une large étendue.

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Deuil national en Algérie. "A la suite de l'accident de l'avion espagnol affrété par Air Algérie, assurant le vol AH 5017 reliant Ouagadougou à Alger survenu hier jeudi", le président Bouteflika "a décidé un deuil national de trois jours à partir de vendredi", selon un communiqué de la présidence. A la suite de cela, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a ordonné aux responsables d'entreprises et institutions publiques de mettre en berne le drapeau national pendant les trois jours de deuil.