Disparition du vol d'Air Algérie : "la météo était très mauvaise"

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Disparition du vol d'Air Algérie : "la météo était très mauvaise"
@ Reuters
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L'AVIS DE - Bernard Chabbert, le consultant aéronautique d'Europe 1, explique que l'avion d'Air Algérie qui a disparu jeudi volait "à son altitude de croisière".

Qu'est-il arrivé au vol AH5017 de la compagnie Air Algérie ? Parti dans la nuit de mercredi à jeudi de Ouagadougou, au Burkina Faso, en direction d'Alger, l'avion a disparu des écrans radars. Pour l'instant, "on ne parle que de disparition", souligne Bernard Chabbert, le consultant aéronautique d'Europe 1.

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"Aux alentours de 10 km de haut". "L’important, c’est que l’avion était à 50 minutes après son décollage, à son altitude de croisière, c’est-à-dire aux alentours de 10 km de haut", souligne-t-il, indiquant que l'appareil "survolait à ce moment-là pratiquement la frontière entre le Mali et l’Algérie", dans une zone "relativement agitée ces temps-ci".

Mauvaise météo. "On sait aussi que la météo était très mauvaise : il y avait des orages importants, avec une forte activité électrique, autrement dit, beaucoup d’éclairs dans le ciel", explique Bernard Chabbert, tout en insistant sur le fait que "ce n'est pas ça en temps normal qui empêche un avion de ligne de voler normalement". Autre élément : l'avion avait "effectué une sorte de détour pour laisser un peu de chemin à un autre avion descendant d’Alger vers le centre de l’Afrique", une "manœuvre normale d’évitement de trafic aérien".

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L'hypothèse d'une bombe ? "Évidemment, on a une référence qui vient automatiquement à l’idée, c’est le vol UTA qui avait disparu dans le Tenere [au Niger, en septembre 1989, NDLR], avec une bombe à bord qui avait explosé dans une région semblable à celle survolée cette nuit" par l'avion d'Air Algérie, ajoute Bernard Chabbert. "Ça n’est qu’une hypothèse parmi d’autres".

Une "grossière erreur de pilotage". Quant à l'idée d'une "grossière erreur de pilotage", elle ne semble pas convaincre le consultant. "Cela s'est produit, par exemple en Amérique centrale, sur un vol avec plus d'une centaine de passagers de nationalité française. C'était une grossière erreur de pilotage de la part d'une équipe peu entraînée, mise en oeuvre dans une compagnie fantaisiste", insiste-t-il.