Afrique du Sud : l'ANC confirme "discuter" du départ anticipé du président Zuma

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Afrique du Sud : l'ANC confirme "discuter" du départ anticipé du président Zuma
L'ANC a confirmé lundi avoir "discuté" du départ anticipé du controversé président Jacob Zuma.@ Kevin Hagen / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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L'ANC, parti au pouvoir, a vu sa popularité chuter depuis plusieurs années, minée par les accusations de corruption qui pèsent sur Jacob Zuma et les difficultés persistantes de son économie.

Le parti au pouvoir en Afrique du Sud, le Congrès national africain (ANC), a confirmé lundi avoir "discuté" lors d'une réunion de sa direction du départ anticipé du controversé président Jacob Zuma, sans lui fixer cependant de "date butoir".

Pas de prise de décision. "Nous avons convenu que le sujet était entre les mains des responsables. Il y aura des discussions entre les responsables (du parti), le président Zuma et le président (du parti Cyril) Ramaphosa", a déclaré le secrétaire général du parti, Ace Magashule, lors d'une conférence de presse. "Il n'y a pas de décision prise pour renvoyer Jacob Zuma", a-t-il assuré. "Il n'y a pas de date butoir. On ne fonctionne pas comme ça (…) donnez-nous du temps à l'ANC pour discuter de nos problèmes". "Nous n'avons pas pris de décision pour dire que le président Zuma doit partir ou que le président Zuma doit rester", a-t-il précisé. L'ANC est "décidé à regagner la légitimité morale" et est "entré dans une nouvelle période de renouvellement", a assuré Ace Magashule, lui-même impliqué dans des affaires de corruption. "Nous disons que là où il y a corruption, la justice doit suivre son cours", a-t-il dit.

Baisse de popularité du parti. Au pouvoir depuis la fin officielle du régime d'apartheid en 1994, l'ANC a vu sa popularité chuter depuis plusieurs années, minée par les accusations de corruption qui pèsent sur Jacob Zuma et les difficultés persistantes de son économie. Fin décembre, Jacob Zuma a été remplacé à la tête de son parti par l'actuel vice-président du pays, Cyril Ramaphosa, qui avait fait de la lutte contre la corruption son leitmotiv de campagne. Selon les analystes, ce dernier veut à tout prix se débarrasser du président au plus vite pour permettre à l'ANC de reconquérir ses électeurs avant les législatives de 2019. Cyril Ramaphosa joue gros : en cas de victoire de l'ANC en 2019, il deviendra chef de l'État.