Ados djihadistes : des parents se mobilisent

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Ados djihadistes : des parents se mobilisent
Une trentaine de familles se sont réunies, mercredi matin à Paris. Des parents de mineurs partis faire le djihad en Syrie.@ DR
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APPEL - Ils ont lancé une pétition pour dénoncer "l'immobilisme du gouvernement" et exiger "une action politique forte".

Comment faire pour récupérer leur enfant ? Une trentaine de familles se sont réunies, mercredi matin à Paris. Des parents de mineurs partis faire le djihad en Syrie. Des parents impuissants face à l’endoctrinement de leurs enfants partis se battre au nom de Dieu et qu’ils ne peuvent pas aller rechercher.



Aucune autorisation pour quitter le territoire. Ces familles ont donc lancé une pétition pour dénoncer "l'immobilisme du gouvernement" et exiger "une action politique forte" pour que leur enfant soit arraché aux mains des groupes islamistes qui recrutent sur le web et les incitent à venir en Syrie. Et c’est ce que dénonce Meriem. "Ceux qui sont partis d’eux-mêmes ont été endoctrinés", ajoute-t-elle. "Pourquoi ne censure-t-on pas ces vidéos de propagande qui poussent les citoyens français à partir ?", s’interroge-t-elle.

Changer la loi. Meriem ajoute qu’elle souhaiterait que la loi redevienne "comme avant, avec une autorisation de sortie de territoire, pour les mineurs, signées par les deux parents". Et cette mère de famille parle en connaissance de cause. Sa fille de 2 ans a été "enlevée par son père qui est parti faire le djihad en Syrie", confie-t-elle au micro d’Europe1. "Le gouvernement français ne protège plus les enfants de la République", dénonce la jeune femme. Aujourd’hui, n’importe quel mineur de plus de 15 ans, qui possède un passeport, peut quitter le territoire français sans autorisation de ses parents et disparaitre.

"Ma fille est partie. C’est une otage". Aujourd’hui, la loi permet à l’un des deux parents de faire faire un deuxième passeport à son enfant sans que l’autre parent n’en soit informé. "Ma fille est sortie du territoire alors que c’est moi qui était en possession de son passeport", explique Meriem, rappelant que "quand ma fille est partie, elle avait 18 mois. C’est une otage."

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