Accident de bus en Espagne : le chauffeur aurait été somnolent

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Accident de bus en Espagne : le chauffeur aurait été somnolent
L'accident de bus a causé la mort de 13 étudiantes. @ PAU BARRENA / AFP
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L'accident de bus qui a fait 13 morts en Espagne aurait été causé par la somnolence ou la distraction du chauffeur liée à une conversation. 

Un état de somnolence du chauffeur pourrait être à l'origine de l'accident d'autocar qui a tué dimanche 13 étudiantes étrangères en Espagne, mais les enquêteurs envisagent aussi la possibilité d'un moment de déconcentration liée à une conversation, a annoncé mercredi la police catalane. Le conducteur se trouvait toujours mercredi dans un état critique, après avoir hospitalisé en soins intensifs. Avant son hospitalisation, il avait refusé de parler aux policiers, sur les conseils de son avocat. "La principale hypothèse, ce serait la somnolence", a indiqué une porte-parole des Mossos d'Esquadra, force de police de la Catalogne, la région du nord-est de l'Espagne où s'est produit l'accident. "Mais les enquêteurs travaillent également sur la possibilité d'une distraction, en parlant au téléphone portable ou en se tournant à un moment pour parler."

Aucune victime ne portait la ceinture de sécurité. L'accident s'est produit dimanche à l'aube sur une autoroute, à 180 km au sud de Barcelone, où un convoi de cinq autocars ramenait des étudiants des fêtes traditionnelles de "Las Fallas" célébrées à Valence. Le dernier autocar a fait une embardée après un violent coup de volant, a traversé la glissière de sécurité centrale avant de se renverser et de percuter une voiture venant en sens inverse. Treize étudiantes étrangères âgés de 19 à 25 ans ont été tuées, dont sept Italiennes, deux Allemandes, une Roumaine, une Autrichienne, une Française et une Ouzbèke. "Aucune des treize victimes ne portait de ceinture de sécurité au moment de l'accident", alors que le véhicule en était équipé, a déclaré la police.

Etait-il suffisamment reposé ? Le conducteur de 62 ans, très expérimenté, n'était pas sous l'emprise de l'alcool ni de drogues, selon les analyses réalisées. Les enquêteurs devaient notamment vérifier s'il s'était suffisamment reposé à Valence avant d'entreprendre le voyage de nuit. Dimanche, au commissariat, "il ne se plaignait d'aucune douleur physique mais présentait un état d'anxiété" et "ni lui ni son épouse n'avaient souhaité aller à l'hôpital", a assuré la porte-parole de la police. Le chauffeur s'est rendu à la clinique parce que son employeur l'a demandé, dans le cadre des démarches administratives nécessaires à son arrêt de travail, a-t-elle ajouté.