À Londres, Alex a fait face au terroriste : "On voyait la haine dans ses yeux"

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Ce Français, qui vit et travaille à Londres, a croisé la route de l'un des terroristes du London Bridge. Sur Europe 1, il raconte son traumatisme.

TÉMOIGNAGE EUROPE 1

"J’ai à peine eu le temps de verrouiller la porte du restaurant qu’il me regardait dans les yeux, juste en face de moi. Avec un couteau ensanglanté". Alex a eu la peur de sa vie samedi soir, lorsqu'il s'est retrouvé face à l'un des terroristes, auteurs de l'attentat du London Bridge. Ce Français, qui vit et travaille à Londres, a raconté sur Europe 1 ses souvenirs de cet instant furtif, tétanisant.

"Il faut être plus ferme avec ces individus". "Il était complètement enragé, on voyait la haine dans ses yeux. Il était là juste pour faire du mal, juste pour tuer", raconte Alex. L'homme auquel le Français a fait face était bien connu de la police britannique. Il était même apparu, l'an dernier, dans un documentaire sur les djihadistes. Alors quand Alex lit les dernières informations sur le profil de l'assaillant, il ne peut réprimer un sentiment "de colère". "Quand j'entends qu'il était surveillé par les services secrets, ça me révolte. Il faut être un peu plus ferme sur ces individus-là. On a découvert que c'était un homme qui avait été exclu de certaines mosquées parce qu'il avait tenu des propos très radicaux. Il était contre la démocratie. Malgré tout, on le laisse en liberté, promouvoir ses idées. On ne peut pas me faire croire que cet homme-là était bienveillant", peste-t-il.

Entendu sur Europe 1
C'est con, mais je me sens vivant en fait. Juste vivant.

"Ça s'est joué à quelques secondes". Pour ce Français, la sécurité pourrait être considérablement renforcée dans la capitale britannique. "Le problème, c’est qu'à Londres, la majorité des policiers ne sont pas armés. Qu'est-ce que vous voulez qu'un policier qui n'a pas d'arme fasse contre ce genre d’individu. Rien", déplore-t-il. Depuis l'attaque, Alex confie avoir des problèmes de sommeil. Difficile d'évacuer le traumatisme causé par ce moment. "C'est tout con, mais moi, depuis samedi, je ne marche pas près de la rue, je marche près des façades et je regarde les voitures qui sont autour de moi", dit-il. Le Français mesure plus que jamais la "chance" qu'il a eue. "Ça s'est joué à quelques secondes. C'est con, mais je me sens vivant en fait. Juste vivant".