71 ans après, le Japon commémore la fin de la guerre

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71 ans après, le Japon commémore la fin de la guerre
Shinzo Abe, le Premier ministre japonais, lors de la commémoration lundi.@ TORU YAMANAKA / AFP
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L'empereur Akihito, fils d'Hirohito qui a annoncé la capitulation en 1945, a exprimé lundi ses "profonds remords".

Le Japon commémore lundi la fin de la guerre du Pacifique, lorsque le 15 août 1945 l'empereur Hirohito a annoncé la capitulation sans condition obtenue quelques jours après les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki.

"Ne jamais réitérer" ces "horreurs". "Nous devons agir pour ne jamais réitérer les horreurs de la guerre. C'est un engagement ferme que nous devons maintenir de contribuer à la paix et à la stabilité", a déclaré lundi Shinzo Abe, le Premier ministre japonais. "Regardant notre propre passé et éprouvant de profonds remords, je souhaite sincèrement que jamais ne se répètent les ravages de la guerre", a déclaré pour sa part l'empereur Akihito, fils de Hirohito, lors d'une cérémonie à Tokyo. 

Des criminels de guerre encore honorés. Par ailleurs, comme chaque année, près de 70 parlementaires se sont rendus en personne lundi au sanctuaire patriotique Yasukuni de Tokyo en mémoire des victimes du conflit, geste qui risque une fois de plus de susciter l'ire de la Chine et de la Corée du Sud. Sont honorés dans ce lieu de culte shintoïste quelque 2,5 millions de morts pour le pays, dont 14 Japonais condamnés comme criminels de guerre par les Alliés après la fin du conflit. Ces noms ont été inscrits en secret en 1978 au Yasukuni et la révélation de ce geste a mis en colère les voisins.

Akihito, ambassadeur de la paix. Depuis le début de son règne en 1989, Akihito, qui a récemment laissé filtrer son souhait de transférer de son vivant ses fonctions à son fils, n'a eu de cesse de personnifier le Japon pacifiste et démocratique dans le respect de la Constitution de 1947. Il a ainsi parcouru au fil des ans les pays victimes des atrocités de l'armée japonaise et compati à la douleur des populations touchées. L'empereur avait pour la première fois l'an passé, à l'occasion des commémorations du 15 août, employé l'expression de "profonds remords". En 2015, le 70e anniversaire de la reddition avait aussi été marqué par une déclaration du Premier ministre nationaliste Shinzo Abe par laquelle il a exprimé ses "condoléances éternelles" pour les victimes de la guerre et qualifié d'"inébranlables" les excuses passées du Japon pour ses actes. Mais "nous ne devons pas laisser nos enfants, petits-enfants et les générations suivantes, qui n'ont rien à voir avec la guerre, être prédestinés à s'excuser", avait-il ajouté.