24 ans après, les jeunes Allemands ont tourné la page

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24 ans après, les jeunes Allemands ont tourné la page
Une partie du Mur de Berlin toujours sur pied.@ REUTERS
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Alors que l'Allemagne célèbre les 24 ans de la réunification Est-Ouest, une étude souligne le contraste de points de vue entre les jeunes Allemands et le reste de la population.

Berlin  célèbre vendredi 3 octobre le 24ème anniversaire de la réunification entre les deux Allemagne. A cette occasion, un institut de sondage a décidé de faire le bilan de ces 24 années écoulées, alors que les Allemands s'interrogent toujours sur cette double identité.

>> RÉÉCOUTER - 3 octobre 1990 : la réunification de l'Allemagne

Premier enseignement, l'Allemagne divisée ne serait plus qu'un chapitre dans les livres d'histoire des jeunes Allemands. Selon cette étude, plus de la moitié d'entre eux estiment qu'il y a plus de points communs que de différences entre les Allemands de l'Ouest et de l'Est. D'après ces jeunes sondés, le seul fossé géographique existant serait entre le Sud et le Nord.

Des marqueurs géographiques qui perdurent. Cette étude frappe d'autant plus que toutes les autres publiées cet automne insistent sur le chemin qu'il reste à parcourir pour unifier Allemagne. A quelques jours du 25ème anniversaire de la chute du mur de Berlin, les Allemands de l'Ouest gagnent en effet toujours plus d'argent qu'à l'Est, à travail égal. Autre exemple, le taux d'équipement des ménages. A l'Ouest, les habitants sont davantage équipés en voiture ou lave-vaisselle.

C'est en revanche à l'Est que les crèches sont les plus nombreuses. Une caractéristique propre à l'ancienne République démocratique d'Allemagne, avec la modération des loyers, qui expliquerait que 27% des Allemands de l'Est interrogés éprouvent parfois une certaine nostalgie de la RDA, selon une enquête réalisée par l'Institut Allensbach.

Des clichés entretenus ? Des différences qui ne joueraient pas un rôle majeur dans l'identité allemande, selon neuf jeunes sur dix. Ces jeunes sondés dénoncent par ailleurs l'exagération des médias qui selon eux, entretiendraient les clichés.