Au Chili, une poupée gonflable offerte à un ministre provoque un scandale politique

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Au Chili, une poupée gonflable offerte à un ministre provoque un scandale politique
Offerte mardi soir par une association de chefs d'entreprise au ministre chilien de l'Economie, la poupée gonflable était accompagnée du message "Pour stimuler l'économie", dans sa bouche.@ AFP
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Une association de chefs d'entreprise a offert l'objet au ministre de l'Économie comme cadeau de Noël, suscitant de très vives réactions, notamment sur le droit des femmes.

Un geste "intolérable". La présidente chilienne Michelle Bachelet ne décolère pas. En offrant une poupée gonflable comme cadeau de Noël au ministre chilien de l'Économie, une association de chefs d'entreprises a déclenché mercredi une vive polémique dans le pays sud-américain. Elle était accompagnée du message, glissé dans sa bouche : "Pour stimuler l'économie".

Une offrande "intolérable". La chef de l'État socialiste, ex-présidente d'ONU Femmes, a immédiatement dénoncé sur Twitter une offrande "intolérable", rappelant: "la lutte pour le respect de la femme a été un principe essentiel au cours de mes deux mandats".



Amende honorable. Le ministre, qui avait reçu le cadeau avec un grand sourire, a demandé pardon. "J'ai été pris par surprise et ma réaction n'a pas été adéquate", a-t-il reconnu mercredi devant la presse. Le président de l'association de chefs d'entreprise, Roberto Fantuzzi, a lui aussi fait amende honorable sur le même réseau social : "J'ai une femme, des filles et des petites-filles, jamais l'intention n'a été de générer de la violence contre la femme". Le mauvais goût du cadeau a été largement dénoncé sur les réseaux sociaux, dans ce pays où les associations féministes se mobilisent contre la culture machiste encore très présente au Chili.



"Ils ont offert au ministre une poupée, parce que pour eux l'économie c'est comme les femmes, il faut la stimuler", a critiqué le Mouvement pour les droits sexuels et reproductifs (Miles), fustigeant un cadeau "sexiste et misogyne" et un "spectacle dénigrant".