Violents incidents à Corte après un rassemblement de soutien à des supporters du SC Bastia

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Violents incidents à Corte après un rassemblement de soutien à des supporters du SC Bastia
Des individus masqués ont saccagé des vitrines de banques et incendié des poubelles.@ PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
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Cagoulés et porteurs de masques à gaz, une vingtaine de personnes ont lancé des cocktails Molotov sur les gendarmes et incendié des distributeurs de billets, jeudi à Corte, en Corse. 

De violents incidents ont éclaté jeudi à Corte, en Haute-Corse, après un rassemblement de soutien à des supporters du SC Bastia, dont le procès en appel à Reims, pour des violences commises en marge d'une rencontre de Ligue 1 à Reims début 2016, a été reporté. Dans l'après-midi, une quarantaine de personnes s'étaient rassemblées devant la sous-préfecture, protégée par un mur mobile en plexiglas et des gendarmes. En début de soirée, ceux-ci ont été pris pour cible par une vingtaine d'assaillants cagoulés qui leur ont jeté des cocktails molotov.

Feux de poubelles, vitrines saccagées. Presque tous équipés de masques à gaz et habillés de combinaisons blanches, ils ont ensuite allumé un feu sur la chaussée puis incendié des containers à poubelles. Ils ont saccagé deux agences bancaires et mis le feu à leurs distributeurs de billets. Sur les façades ont été tagués "A Francia Fora", "A Finanza Fora" et "Culunianismu" ("la France dehors", "la finance dehors" et "colonialisme", en langue corse). Vers 21h, le calme était revenu. Aucune interpellation n'a été relevée ni aucun blessé déploré dans l'immédiat.



Depuis les violences et affrontements avec la police qui avaient éclaté le 13 février, en marge d'une rencontre avec Reims et au cours desquels un jeune supporter bastiais, Maxime Beux, a perdu un œil, une série de manifestations de soutien ont eu lieu sur l'île. Elles ont plusieurs fois donné lieu à de violents débordements. 

L'enquête toujours en cours. Jeudi, la cour d'appel examinait à nouveau le dossier des sept supporters bastiais arrêtés après les premiers affrontements survenus à Reims. En première instance, le 13 mai, ils avaient été condamnés à des amendes allant jusqu'à 2.000 euros pour outrage et rébellion à agent de la force publique. Ils avaient en revanche été relaxés des faits de violences. La cour a finalement renvoyé jeudi l'affaire au 16 février 2017, faute de temps pour examiner tous les scellés. L'information judiciaire ouverte contre X par le parquet pour connaître la vérité sur les circonstances de la blessure de Maxime Beux, une blessure au flash-ball ou une chute, est quant à elle toujours en cours.