Viol d'une étudiante japonaise à Rouen : 18 ans de réclusion pour un SDF

  • A
  • A
Viol d'une étudiante japonaise à Rouen : 18 ans de réclusion pour un SDF
Les faits s'étaient produits en mars 2017. Le violeur a été condamné à 18 ans de prison. @ DAMIEN MEYER / AFP
Partagez sur :

Le suspect avait brutalisé la jeune femme jusqu'à lui faire perdre connaissance et l'avait violée dans un hall d'immeuble.

Un SDF a été condamné jeudi à 18 ans de prison par la cour d'assises de Seine-maritime pour viol avec coups et blessures sur une étudiante japonaise.

Il l'étrangle, la viole et la vole. Les faits s'étaient produits en mars 2014. Venue de Paris pour visiter Rouen en une journée, l'étudiante avait manqué le dernier train. Un individu se trouvant près de la gare avait repéré que la jeune femme, âgée de 24 ans, ne savait où aller et lui avait proposé de lui trouver un logement. Il l'avait emmenée dans une rue du centre-ville et, dans un hall d'immeuble, avait abusé d'elle après lui avoir asséné des coups, l'avoir mordue et entamé une strangulation, au point qu'elle avait perdu momentanément connaissance. Le violeur s'était ensuite enfui, non sans lui avoir dérobé sa carte bancaire et son téléphone portable.

Le suspect confondu par son ADN. En rentrant à Paris le lendemain, la victime, au visage tuméfié, s'était rendue au consulat du Japon qui l'avait accompagnée dans ses démarches pour revenir à Rouen porter plainte et témoigner auprès des services de police. L'affaire avait été médiatisée au Japon. Le suspect, Kevin Escobar Pineda, 28 ans, dont des traces de sperme avaient été retrouvées sur un mur de l'immeuble, a pu être confondu grâce à des analyses ADN. Il a été appréhendé chez des amis, dans l'Oise.

Personnalité psychopathique. Au cours du procès qui a débuté lundi, il a reconnu les faits, invoquant "une pulsion". Un expert psychologue a évoqué une sexualité perverse et une personnalité psychopathique. Il a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle, comme l'avait requis l'avocat général, avec 10 ans de suivi socio-judiciaire et injonction de soins. En cas de non respect de ces obligations, le condamné risque cinq ans de réclusion supplémentaires.

L'étudiante travaille aujourd'hui au Japon dans une maison de retraite.