Valence : un couple de femmes frappé et harcelé

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Valence : un couple de femmes frappé et harcelé
@ ERIC CABANIS / AFP
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Elles ont été attaqué alors qu'elles essayaient des habits dans un magasin, les responsables et employés ne sont pas intervenus et n'ont pas appelé les secours. 

Un couple de lesbiennes a été frappé et harcelé dans un magasin de vêtements lundi à Valence, dans la Drôme, alors qu'elles venaient d'échanger un mot doux, a-t-on appris mercredi de sources policière et judiciaire, confirmant une information du Dauphiné Libéré.

Un des agresseurs mineur. Les deux agresseuses présumées, âgées de 18 ans, ont été placées en garde à vue dans la foulée, après avoir pris la fuite à pied. Elles ont été interpellées par la brigade anti-criminalité dans le centre-ville. Elles comparaîtront devant le tribunal correctionnel le 29 janvier prochain pour "violences volontaires aggravées commises en raison de l'orientation sexuelle des victimes". Un troisième agresseur présumé âgé de 17 ans, connu de la police, sera lui convoqué devant la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).

Des coups et des insultes homophobes. L'agression s'est produite lundi vers 16 heures pendant que les deux jeunes femmes de 21 et 26 ans originaires de Tain l'Hermitage faisaient du shopping dans un magasin de vêtements discount dans le centre de Valence. C'est en entendant le mot "chérie" et des mots tendres prononcé par le couple lors d'un essayage en cabine qu'un groupe de trois jeunes a alors provoqué une bagarre violente, sur fond de moqueries et d'insultes homophobes, selon les mêmes sources. Durant l'agression, les deux adolescentes ont porté plusieurs coups à leurs victimes, en revenant plusieurs fois à la charge.

Les employés ne sont pas intervenus. "C'était très virulent", a précisé la source policière. Les agresseurs ont ensuite attendu leurs victimes à la sortie du magasin, pour à nouveau en découdre. Apeurées et cachées dans la boutique, les victimes qui se sont vues notifier deux et trois jours d'incapacité temporaire de travail (ITT), ont alors composé le 17. Pendant cette agression, les responsables et employés du magasins ne sont pas intervenus et n'ont pas appelé les secours, a déploré la source policière. Des images des caméras de surveillance ont permis de retrouver les agresseurs dans le centre-ville.