Une mère de famille radicalisée interpellée à Roissy à son retour de Syrie

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Une mère de famille radicalisée interpellée à Roissy à son retour de Syrie
La femme interpellée lundi, âgée d'une trentaine d'années, avait rejoint la frontière turco-syrienne via la Suisse.@ ERIC FEFERBERG / AFP
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Cette femme d'une trentaine d'années et son compagnon converti avaient quitté la France en août 2014.

Elle était partie en Syrie en 2014 pour rejoindre les terres du djihad avec son compagnon et leurs quatre enfants : une mère de famille a été interpellée lundi à l'aéroport parisien de Roissy, après son expulsion de Turquie avec ses trois enfants, selon une source aéroportuaire.

Quatre enfants, d'un mois et demi à 7 ans. Cette femme, âgée d'une trentaine d'années, avait quitté Villefontaine, dans l'Isère, en août 2014 avec son compagnon, converti à l'islam, en compagnie de trois enfants nés de leurs précédentes unions et âgés de 5 à 7 ans, et de leur bébé d'un mois et demi. Ils avaient rejoint la frontière turco-syrienne via la Suisse. La mère de famille est arrivée vers 21h30 à Roissy en provenance d'Istanbul, en compagnie de ses trois enfants. 

Suspicion de décès du père. Les deux enfants de la jeune femme issus d'une précédente relation devaient être remis à leur père, tandis que le petit garçon qu'elle a eu avec son compagnon converti devait, lui, faire l'objet d'un placement. La fille de son compagnon ne se trouvait pas à bord, selon une source proche de l'enquête. "Il y a eu une suspicion de décès (du père) en août 2015 mais ça n'a jamais été confirmé", selon la source proche de l'enquête. Cet homme était parti "en essayant de brouiller les pistes, en faisant croire qu'il était au Maroc", avait à l'époque dénoncé la procureure de la République d'Orléans, où était instruite une plainte pour "soustraction de mineur par ascendant" déposée par la mère de sa fille.

Une enquête pour association de malfaiteurs. Le parquet antiterroriste avait été avisé en août dernier que cette mère cherchait à quitter la zone irako-syrienne. Une enquête préliminaire avait été ouverte en octobre 2014 par la section antiterroriste du parquet de Paris pour association de malfaiteurs antiterroriste en octobre 2014.