Une jeune française viole son contrôle judiciaire et repart en Syrie

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Une jeune française viole son contrôle judiciaire et repart en Syrie
Un mandat d'arrêt a été délivré le 18 novembre contre une Française de 23 ans, soupçonnée d'être repartie en zone irako-syrienne. @ DENIS CHARLET / AFP
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Une Française de 23 ans, placée sous contrôle judiciaire après un premier séjour en Syrie en 2015, est soupçonnée d'être repartie en zone irako-syrienne début novembre.

Une Française de 23 ans, placée sous contrôle judiciaire après un premier séjour en Syrie en 2015, est soupçonnée d'être repartie en zone irako-syrienne début novembre. Un mandat d'arrêt a été délivré le 18 novembre à son encontre,  selon une source proche de l'enquête.

Mariée à "haut placé" de l'EI. Sonia B., originaire de Saint-Etienne, dans la Loire, était partie une première fois en Syrie en mars 2015 pour rejoindre les rangs du groupe État islamique (EI). "Elle a travaillé pour l'organisation terroriste Daech (acronyme en arabe de l'EI, ndlr) pendant trois mois. Elle s'est mariée avec un combattant étranger haut placé du groupe", avait à l'époque relaté un responsable turc sous couvert d'anonymat. La jeune Française s'était ensuite séparée de son mari et avait été incarcérée dans une prison de l'EI. Une fois remise en liberté, elle avait réussi à gagner la Turquie où elle avait été interpellée en juin 2015, selon ce responsable.

Contrôle judiciaire. Renvoyée en France, elle avait été mise en examen à Paris le 27 juin 2015 pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et placée sous contrôle judiciaire. Dans le cadre de ce contrôle judiciaire, elle devait notamment pointer une fois par semaine au commissariat et avait l'interdiction de quitter le territoire, d'après la source proche de l'enquête. Les investigations laissent à penser qu'elle est repartie en zone irako-syrienne début novembre, a-t-elle ajouté. 

288 Françaises dans la zone irako-syrienne. Selon le procureur de la République de Paris François Molins, 693 Français -dont 288 femmes et 20 mineurs- sont identifiés à ce jour comme combattants dans les rangs de l'EI.  À ce jour, 1.236 personnes sont dans le viseur de la justice française pour leur implication dans des filières irako-syriennes: parmi elles, 355 ont été mises en examen, dont 112 femmes, les autres sont pour la plupart recherchées et font l'objet de mandat d'arrêt ou de mandat de recherche.