Un meurtrier présumé pisté via Facebook

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Un meurtrier présumé pisté via Facebook
Ludovic P. est soupçonné du meurtre de son ex-petite amie dans le Rhône en 2005.@ MAXPPP
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Vivant en Malaisie depuis trois ans, il a été arrêté à la descente de l'avion à Paris.

Ce sont les gendarmes qui l’ont accueilli à sa sortie de l’avion. Ludovic P., 26 ans, a été interpellé samedi à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle à son retour de Malaisie, où il séjournait depuis trois ans, rapporte Le Parisien. Un retour qu’il avait lui-même annoncé… sur son profil Facebook. Arrêté et conduit au tribunal de Villefranche-sur-Saône,  il est soupçonné du meurtre de Marine Boisseranc, une jeune femme de 20 ans retrouvé tuée à coups de couteau au domicile familial en octobre 2005, à Chazay-d’Azergues, dans le Rhône.

A l’époque, les enquêteurs s’étaient d’abord orientés sur une fausse piste avant de se tourner vers Ludovic P., ex-petit ami de la victime. Celui-ci a toujours nié avoir tué la jeune femme. Faute de preuves, il avait été relâché au bout de 36 heures de garde à vue en 2006. Quelques semaines plus tard, il s’était envolé pour Djibouti, avant de mettre le cap sur la Birmanie et le Laos. Ce moniteur de plongée décrit comme "taciturne" s’était ensuite installé en Malaisie, où il vivait avec une jeune femme d’origine philippine.

Il voulait faire du ski pendant les vacances

Mais depuis, l’enquête a avancé. Dans le dossier, le père de la victime et son avocat ont en effet découvert que des témoins avaient dit avoir vu, le jour du meurtre, "un jeune homme en jogging blanc courir comme un dératé" non loin de la maison de Marine Boisseranc. Il s’agirait de Ludovic P., d’après les témoins qui l’ont reconnu sur photo.

Comme il n’existe pas de convention d’extradition entre la France et la Malaisie, les enquêteurs ont choisi d’attendre le retour du suspect en France. Ludovic P. a fini par rentrer car, comme il l’avait annoncé sur son profil Facebook, il voulait faire du ski avec ses amis pendant les vacances de Noël. Mis en examen samedi soir pour "homicide" volontaire, il nie les faits qui lui sont reprochés.