Un couple condamné à 20 et 30 ans de prison pour le viol d'une petite fille

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Un couple condamné à 20 et 30 ans de prison pour le viol d'une petite fille
Le couple a été condamné à 20 et 30 ans de prison pour viol@ capture Google Street View
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Sous l'emprise psychologique de son compagnon, la femme avait maintenu sa fille de 5 ans pour que son amant la viole.

Vingt ans pour la mère et 30 pour son compagnon. La cour d'appel de Nancy a été légèrement plus clémente, vendredi qu'en première instance, à l'encontre d'une mère condamnée pour avoir livré sa fille à son amant. Le premier jugement l'avait condamnée à 25 ans de réclusion criminelle. La peine, notamment pour viol, du compagnon a été confirmée.

Un crime prémédité. En août 2012, les deux amants échangent des messages. Ils se mettent d'accord pour que la femme de 29 ans, à l'époque, conduise sa fille de 5 ans au domicile de l'homme, en Moselle. La femme avait maintenu la fillette pour que son compagnon parvienne à la violer. Lors de son procès, l'accusée avait invoqué l'emprise que son compagnon avait sur elle pour justifier son acte.

Un procès pénible. En première instance, l'homme de 34 ans au moment des faits, a commencé par nier les faits de viol avec actes de tortures et de barbarie sur la petite fille. Invoquant l'importante quantité d'alcool qu'il avait ingurgitée, il avait prétexté ne pas se souvenir des événements. Il ne les a reconnus qu'au dernier jour de son procès. C'est pourquoi il a souhaité faire appel. "Il avait besoin de s'expliquer et d'apporter des éléments", a assuré le conseil de l'avocat. "Les parties civiles attendaient qu'il dise et assume la vérité afin de pouvoir enfin tourner la page", avait déclaré l'avocat du père de la fillette.

Une peine plus lourde pour la mère. Vendredi matin, l'avocat général a requis 30 ans contre l'accusé, peine assortie d'une période de sûreté de 20 ans et d'un suivi socio-judiciaire de 10 ans, et une peine de 25 ans pour la mère de la victime. Le couple encourait la perpétuité. La mère de famille a écopé de 20 ans de prison et a été déchue totalement de son autorité parentale. 

"Le jury de la cour d'appel de Nancy a été plus sensible à la dépendance de la mère à l'égard de son compagnon ", a déclaré l'avocat de l'accusée, qui s'est dit "satisfait" de la diminution de 5 ans de la peine de sa cliente.