Un braqueur aurait brièvement rencontré Samy Amimour

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Un braqueur aurait brièvement rencontré Samy Amimour
@ AFP
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Un homme suspecté d'avoir braqué un Quick pour financer son départ en Syrie aurait rencontré brièvement l'un des kamikazes du Bataclan.

Il assure qu'il ne le connaissait pas, les policiers pensent qu'il l'a rencontré : le principal prévenu au procès du braquage d'un Quick destiné à financer son départ en Syrie a pu être en contact avec Samy Amimour, devenu l'un des kamikazes du Bataclan.

Amimour intermédiaire ? Le butin du braquage, commis le 4 septembre 2013, quelque 4.000 euros, devait servir à financer le voyage en Syrie d'un homme aujourd'hui âgé de 35 ans. Le départ devait avoir lieu le surlendemain du vol, auquel il a reconnu avoir pris part. La veille du vol du Quick de Coignières dans les Yvelines, il avait rencontré Porte de Pantin à Paris deux hommes, qui devaient lui fournir des indications pour son voyage vers la Syrie. Les enquêteurs pensent que l'un d'eux était Samy Amimour.

Le braqueur ne reconnaît pas Amimour. Lors de l'audience mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris, la magistrate du parquet lui a présenté la photo de celui qui a fait partie des kamikazes du Bataclan lors des attentats sanglants du 13 novembre. "Vous ne reconnaissez pas ? - Si je l'ai vu sur BFM", donc après les attentats du 13 novembre mais pas à la Porte de Pantin, a répondu le prévenu. En garde à vue déjà, il avait affirmé ne pas reconnaître Amimour, pas plus que Charaffe El-Mouadan, qui a rejoint les rangs de l'organisation État islamique et qui a, selon l'armée américaine, été tué le 24 décembre dernier en Syrie.

Un numéro de portable "EI". Confronté à des éléments qui le rattachent à des individus gravitant dans la mouvance djihadiste, il s'est montré peu disert. Dans son téléphone, un numéro était enregistré sous l'appellation "EI". Mais le groupe Etat islamique, "ça n'existait pas à cette époque-là".Quelques instants plus tard, le président lui fera remarquer que l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), devenu plus tard l'EI, existait déjà. Et lorsque le président a souligné que certains échanges laissent entendre qu'il avait "l'intention d'intégrer les rangs d'une organisation que nous qualifions de terroriste", le prévenu a rétorqué "ça ne contredit pas l'humanitaire", explication qu'il invoque, comme de très nombreux mis en cause dans ce type de dossiers, pour expliquer son projet de départ. Le procès se poursuit jeudi avec les réquisitions du parquet et les plaidoiries de la défense.