Transat Jacques-Vabre : le skipper omanais mis en examen pour viol et placé en détention

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Transat Jacques-Vabre : le skipper omanais mis en examen pour viol et placé en détention
Le skipper omanais Fahad Al Hasni, contraint au forfait dans la Transat Jacques-Vabre, a été présenté dimanche à un juge d'instruction.@ AFP
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Fahad Al Hasni, contraint au forfait, a été mis en examen et placé en détention pour le viol d'une ex-petite amie, a indiqué dimanche le procureur du Havre.

Le skipper omanais Fahad Al Hasni, contraint au forfait dans la Transat Jacques-Vabre, a été mis en examen dimanche pour le viol d'une ex-petite amie et placé en détention provisoire, selon François Gosselin, procureur du Havre. "Le juge d'instruction a mis en examen Fahad Al Hasni pour viol. Une demande de délai a été formulé par le mis en cause pour préparer sa défense", a déclaré le magistrat. "Une incarcération provisoire de quatre jours, en cette attente, a été imposée", a précisé François Gosselin.

Plus tôt dans la journée le procureur avait indiqué que la garde à vue du suspect était terminée et que le skipper omanais avait été présenté à un juge d'instruction dans le cadre d'une information judiciaire pour viol. 

"Contrainte de pratiquer une fellation". D'après le témoignage de la victime âgée d'une quarantaine d'années et de nationalité française, "elle aurait été contrainte de pratiquer une fellation au skipper", indique une source policière. Il l'aurait ensuite violemment poussée hors de la chambre d'hôtel où il séjournait, selon cette source. La victime présentait des traces de coups au visage. La femme est une ex-petite amie de Fahad Al Hasni, qui a insisté pour le rejoindre au Novotel du Havre, d'après les échanges de sms récupérés par les enquêteurs.

 Les employés de l'hôtel l'ont "retrouvée en pleurs dans le couloir" de l'hôtel vendredi en début de soirée, "affirmant avoir subi une agression sexuelle", a précisé François Gosselin. Le personnel de l'établissement a alerté les pompiers, qui l'ont transportée à l'hôpital, selon une source policière.

Les deux parties, opposées sur la question du "consentement de cet acte sexuel". Une confrontation a eu lieu vendredi soir entre la femme et le skipper. Ce dernier reconnaît la fellation, mais réfute la contrainte, selon cette même source. "Les deux s'opposent toujours quant au consentement de cet acte sexuel", précise François Gosselin. Le marin avait été interpellé vendredi peu après 20h30 et placé en garde à vue. Celle-ci a pris fin dimanche en fin d'après-midi.