Supporters de foot tués par un RER : 280.000 euros d'amende pour la SNCF

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Supporters de foot tués par un RER : 280.000 euros d'amende pour la SNCF
Photo d'illustration.@ AFP
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JUSTICE - La SNCF a été condamnée, lundi, à 280.000 euros d'amende dans l'affaire des supporteurs de foot tués par un RER, en 2009.

280.000 euros d'amende. C'est la somme que la SNCF a été condamnée à verser, lundi, par le tribunal correctionnel de Bobigny. L'entreprise de transport ferroviaire a été reconnue coupable d'avoir causé involontairement la mort de deux jeunes supporteurs de foot, fauchés par un RER en 2009 après s'être égarés sur les voies.

"Je suis très déçu pour la SNCF". La défense de l'entreprise publique, qui était poursuivie pour "blessures" et "homicides involontaires" en récidive, avait plaidé la relaxe. "Je suis très déçu pour la SNCF. Je ne pensais pas qu'une décision de ce genre serait rendue (...) car je pense que la SNCF n'a aucune responsabilité dans ce dossier", a réagi Me Jean Veil, ajoutant qu'il comptait recommander à son client, la société de transport ferroviaire, de faire appel.

Un groupe de supporteurs perdu sur les rails. Le 7 mars 2009 avant minuit, un enfant de 10 ans et un adolescent de 18 ans qui faisaient partie d'un groupe de supporteurs du club de football de Lille avaient été fauchés par un RER alors qu'ils longeaient en file indienne une voie ferrée près du Stade de France, au nord de Paris.

A l'issue du match, cherchant à rejoindre leur autocar garé de l'autre côté du canal Saint-Denis, les supporteurs n'avaient pas retrouvé le chemin pris à l'aller. Après avoir gravi un escalier, ils s'étaient engagés sur un étroit pont ferroviaire sans avoir conscience du danger : la porte d'accès qui menait aux voies n'était selon eux pas fermée.

Une porte d'accès au centre des débats. Le statut -ouvert, fermé ou verrouillé - de cette porte a été au centre du procès qui s'est tenu à la mi-avril, la SNCF soutenant qu'elle était fermée à l'inverse des parties civiles qui affirmaient l'avoir trouvée ouverte.  A l'issue de deux jours d'audience, le procureur avait estimé que l'entreprise s'était rendue coupable d'un "grave manquement à son obligation de sécurité" et requis 300.000 euros d'amende à son encontre. La SNCF, déjà condamnée pour des faits similaires, encourait jusqu'à 450.000 euros d'amende.