Sequedin : après l'évasion, la fouille

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Sequedin : après l'évasion, la fouille
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Réclamée par les syndicats bien avant l'évasion de Faïd samedi, elle a eu lieu jeudi matin.

L'info. Une fouille complète de la prison de Sequedin, près de Lille, d'où s'est évadé le braqueur Redoine Faïd a eu lieu jeudi matin. Toujours en cours en fin de matinée, cette opération d'envergure était réclamée de longue date.

Une centaine de surveillants mobilisés. Vers 6 heures du matin, l'ensemble des 800 détenus de la prison ont été rassemblés dans les cours de la prison pour être fouillés. Pendant ce temps, leurs cellules étaient inspectées par une centaine de surveillants de prison. D'importantes forces de police étaient, par ailleurs, présentes sur place.



Une fouille générale réclamée de longue date. Après l'évasion spectaculaire de Redoine Faïd samedi à l'aide d'explosifs, Nicolas Caron, secrétaire national FO, était monté au créneau sur l'absence de fouille d'envergure : "la prison de Sequedin a été ouverte en 2005, elle n'a jamais fait l'objet d'une fouille générale ou même sectorielle, ce qu'on a dénoncé à maintes reprises à chaque fois qu'il y a eu des mouvements sociaux", a déclaré le syndicaliste. Etienne Dobremetz, représentant Ufap/Unsa Justice pour la région Nord/Pas-de-Calais, est sur la même ligne : "on redoutait la possibilité qu'il y ait des armes à feu voire des explosifs à l'intérieur de l'établissement. Malheureusement cela fait huit ans que la prison est ouverte on n'a jamais été entendus", a t-il déploré.



La fouille des détenus après les parloirs en question. La fin des fouilles intégrales systématiques à la sortie des parloirs a été durement critiquée par les syndicats après l'évasion de Redoine Faïd.

Le député Eric Ciotti avait d'ailleurs invité Christiane Taubira à s'expliquer sur ce point :



La ministre de la Justice avait répliqué que l'absence de systématisation de ces fouilles avait été décidée par la majorité précédent. "Nous n'avons pas interdit du tout les fouilles intégrales, simplement exprimé l'exigence que ces fouilles intégrales soient justifiées par une présomption d'infraction", a justifié Jean-René Lecerf, sénateur UMP du Nord et rapporteur en 2009 de la loi pénitentiaire, en parlant d'un "très mauvais procès fait à la loi pénitentiaire sur ce point". L'Observatoire international des prisons (OIP), qui craint un durcissement des conditions de détention en France après l'évasion du braqueur, affirme disposer de "bon nombre de témoignages" qui font état, à Sequedin, "du maintien des fouilles systématiques après les parloirs".