Sarkozy : ETA, "des criminels sans pitié"

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Sarkozy : ETA, "des criminels sans pitié"
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Le président a promis mardi que la mort du policier français ne resterait pas impunie.

"C’est une vie d’homme, une vie unique, une vie irremplaçable, qui a été interrompue trop tôt, anéantie par des criminels sans pitié" : Nicolas Sarkozy a prononcé un éloge funèbre très dur mardi lors des obsèques de Jean-Serge Nérin, le policier tué il y a une semaine à Dammarie-les-Lys par des membres présumés de l’ETA.

Le président français a qualifié l’organisation séparatiste basque de "sanguinaire". "Ce crime déshonore ceux qui l’ont commis, ce crime déshonore ceux qui les soutiennent. Ce crime, j’en prends l’engagement solennel devant vous, ne restera pas impuni", a insisté Nicolas Sarkozy.

"Lutter sans relâche" contre l'ETA

Alors que José Luis Zapatero, le chef du gouvernement espagnol, assistait à la cérémonie, le chef de l’Etat a encore promis de "lutter sans relâche" pour "éradiquer une à une toutes les bases de l'ETA en France". "Que les choses soient claires, M. le président du gouvernement espagnol, la France ne se laissera jamais intimider par le terrorisme (...) 33 membres de l'ETA ont été arrêtés en 2009 en France. La mobilisation des forces de police et de gendarmerie est totale", a-t-il ajouté.

En une semaine, l’enquête sur la mort du policier Jean-Serge Nérin a peu progressé. Joseba Fernandez Aspurz, la seule personne interpellée après la fusillade, a été mis en examen pour "homicide aggravé" et écroué. Mais les polices espagnole et française ont commis une méprise en croyant identifier sur une vidéo des membres de l’ETA impliqués dans la fusillade. Il ne s’agissait en fait que de pompiers espagnols en stage en France.

"Tolérance zéro"

Lors de son éloge funèbre, Nicolas Sarkozy a ajouté qu'il appliquerait la "tolérance zéro" à ceux qui "portent atteinte" aux forces de l'ordre. La semaine dernière, le président avait plaidé en faveur de la perpétuité et d’une peine de prison incompressible de 30 ans pour les meurtriers de policiers. Une condamnation automatique qui n’est cependant pas autorisée en droit français.