Puy-de-Dôme : 5 mises en examen après l'agression par balles de deux frères

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Puy-de-Dôme : 5 mises en examen après l'agression par balles de deux frères
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Fin janvier, cinq hommes avaient tiré à la carabine sur deux frères chez qui ils espéraient voler du cannabis.

Quatre individus ont été mis en examen jeudi pour tentative d'assassinat et associations de malfaiteurs, dans le cadre de l'enquête concernant l'agression par balles de deux demi-frères à Orcines, dans le Puy-de-Dôme, sur fond de trafic de drogue, a annoncé le parquet. Dans cette affaire, un cinquième individu a également été mis en examen et placé en détention mardi dernier pour les mêmes chefs d'inculpation.

Blessé au dos et à la tempe. Le 21 janvier les cinq mis en cause avaient fait irruption dans une maison cossue d'Orcines, où se trouvaient deux demi-frères et leur mère. "Les deux victimes sont intervenues et lors de la bagarre, l'un des agresseurs porteur d'une carabine a fait feu sur l'un des frères, qui a été atteint au côté et à la cuisse", a expliqué le procureur de la République de Clermont-Ferrand Pierre Sennès, lors d'une conférence de presse. Un deuxième assaillant a ensuite récupéré l'arme et tiré deux balles sur l'autre frère, l'atteignant dans le dos et à la tempe. Le jeune homme de 21 ans est toujours hospitalisé dans un état grave, tandis que son frère de 18 ans semble sorti d'affaire, a précisé le procureur.

Une tentative de vol. Mesurant la gravité des faits, les assaillants qui habitent tous le Puy-de-Dôme, se sont ensuite éparpillés dans la nature. Ils ont été interpellés mardi matin à Figeac dans le Lot, Marseille et Brioude  en Haute-Loire. "Les agresseurs pensaient qu'ils pourraient trouver des stupéfiants chez les deux frères, connus pour être des consommateurs réguliers. C'était une tentative de vol, un "carottage", comme on dit dans le métier", a précisé Pierre Sennès. Également âgés d'un vingtaine d'années, les mis en cause étaient connus des services de police pour avoir consommé et trafiqué de la résine de cannabis. Ils ne connaissaient pas personnellement les victimes mais avaient été renseignés par des relations communes.