Prison ferme à Marseille après une fausse reconnaissance de paternité

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Prison ferme à Marseille après une fausse reconnaissance de paternité
La jeune femme a avoué avoir ainsi monnayé des reconnaissances de paternité pour deux autres de ses enfants.@ AFP
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Lee "faux" père, qui espérait obtenir une carte de séjour provisoire au titre de "parent d'enfant français" s'est vu infliger six mois de prison ferme.

Un Tunisien de 43 ans qui avait reconnu frauduleusement un bébé pour obtenir des papiers, et la mère de l'enfant, une Française qui avait été payée en retour, ont été condamnés mardi à de la prison ferme par le tribunal correctionnel de Marseille. La mère, âgée de 27 ans, a écopé de huit mois de prison ferme, tandis que le "faux" père, qui espérait obtenir une carte de séjour provisoire au titre de "parent d'enfant français" s'est vu infliger douze mois de prison dont six avec sursis et une interdiction du territoire français durant deux ans.

4.000 euros versés. Avant de revenir sur ses déclarations, le Tunisien avait reconnu avoir versé 4.000 euros pour pouvoir se présenter le 8 août 2013 dans une mairie d'arrondissements de Marseille, en compagnie de la mère, afin de reconnaître la petite Adelaïde née six jours plus tôt et d'obtenir un livret de famille. "Un dimanche matin, au marché aux puces, un homme surnommé 'Couscous' m'a demandé si j'étais gitane et si je voulais faire de fausses reconnaissances par des Maghrébins, moyennant finances", avait relaté devant les enquêteurs la mère, absente à l'audience. "Comme j'étais en difficulté financière, j'ai accepté pour élever mes enfants".

Deux autres enfants. La jeune femme a avoué avoir ainsi monnayé des reconnaissances de paternité pour deux autres de ses enfants, tous nés de son mari comme l'ont démontré ensuite des tests génétiques.

Une exploitation de la misère. Ce Tunisien a été "victime d'une forme d'exploitation de la misère. Il a besoin d'une carte de séjour et quelqu'un lui laisse à penser que c'est facile de trouver une mère", a déclaré le président du tribunal Fabrice Castoldi. La Police aux Frontières a été saisie d'une enquête sur le dénommé "Couscous", membre présumé d'un réseau.