Policier agressé à Notre-Dame : "tout le monde est resté très calme"

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Nancy, une touriste britannique, est restée confinée à l’intérieur de la cathédrale après l’attaque d’un policier. 

TÉMOIGNAGE EUROPE 1

Plusieurs centaines de personnes sont restées confinées à l’intérieur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, dans les minutes qui ont suivies l’agression d’un policier sur le parvis. Nancy, une touriste britannique, a témoigné sur l’antenne d’Europe 1. "La police est entrée et a demandé à tous de lever les mains en l’air pendant cinq minutes. Ils disaient qu’ils cherchaient des complices. Tout le monde est resté très calme", a-t-elle raconté.

"Je suis très fier de la façon dont tout le monde a réagi". "On était juste au milieu des touristes, en train d’admirer cette magnifique cathédrale. Puis soudain ils ont fait une annonce en français, pour dire qu’il y avait un incident et qu’il fallait fermer les portes et rester calme", a assuré Nancy. "Je suis très fier de la façon dont tout le monde a réagi. Mais ça reste inquiétant", a conclu la touriste britannique.

Devant cette tension perceptible, l'un des prêtres décide de lancer une prière. "Dans le micro, ils ont prié en français et en anglais. Donc je pense que les gens autour de nous pouvait prier en même temps. Le prêtre demandait à dieu de nous aider, de nous délivrer", raconte à Europe 1 Rebecca. 

"On avait peur que ce soit le début de quelques chose de beaucoup plus grave". Pendant deux heures, ordre leur est donné de rester assis. "C'était très tendu et silencieux. Tout le monde était en train d'écrire à ses proches pour leur dire qu'ils allaient bien. On avait peur que ce soit le début de quelque chose de beaucoup plus grave. C'était effrayant, c'est quelque chose que je ne pourrai pas oublier".

L'évacuation est tout aussi longue. Les touristes sortent par petits groupes de dix et pressent le pas, ensuite, pour quitter le parvis du monument le plus visité de la capitale.

L'assaillant qui s'est attaqué à un policier sur le parvis de Notre-Dame de Paris est un étudiant algérien, selon la carte trouvée sur lui. Il dit avoir agi pour la Syrie et s’est revendiqué être un soldat du califat du groupe EI. L'agresseur a été blessé par un tir de riposte, alors que le policier est légèrement blessé.