Pluies : une femme portée disparue

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Pluies : une femme portée disparue
Une femme d'une cinquantaine d'années a été emportée lundi matin par les flots de la rivière Têt près de Perpignan.@ Maxppp
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Une quinquagénaire a été emportée lundi matin par la rivière Têt en crue, près de Perpignan.

C'est une disparition inquiétante. Une femme d'une cinquantaine d'années a été emportée lundi matin par les flots de la rivière Têt, près de Perpignan, alors qu'elle tentait d'emprunter un passage à gué fermé en raison des crues. Cette dernière restait introuvable en début d'après-midi, a-t-on appris auprès des secours.

Les recherches suspendues

Les pompiers, parmi lesquels des plongeurs, ont cherché en vain la disparue avec le concours d'un hélicoptère de la sécurité civile pendant plusieurs heures, avant de suspendre les recherches, qui reprendront mardi matin, a-t-on appris auprès des pompiers des Pyrénées-orientales, qui se montrent pessimistes sur les chances de la retrouver vivante.

Cette femme a été emportée vers 8h30, alors qu'elle tentait de passer à pied le gué de Nefiach près de Millas, à une vingtaine de kilomètres de Perpignan  avec son compagnon et le fils de ce dernier, âgé d'une dizaine d'années.

Courant très violent

Selon les secours, la chaussée était recouverte d'environ 80 centimètres d'eau et le courant était très violent. L'enfant et la femme ont été emportés par le courant de la rivière, gonflée par les précipitations des derniers jours. Le garçon a pu regagner la rive. Le père de l'enfant a tenté en vain de venir en aide à sa compagne et a dû lui-même être secouru par des employés municipaux et des pompiers, qui l'ont tiré de l'eau mais n'ont pas retrouvé la quinquagénaire.

"C'était trop dangereux", confie un sauveteur

"J'ai aperçu un homme qui portait un enfant", témoigne René, un employé municipal qui était au bord de la Têt à ce moment. "Il a déposé son gosse et il nous a fait signe qu'il y avait quelqu'un qui était dans l'eau. Il a enlevé sa veste et il a sauté", poursuit-il au micro d'Europe 1. "Je suis arrivé à un endroit de la rivière où le monsieur était accroché au bord de la berge. Je l'ai aidé à remonter. Et là, il m'a dit : 'c'est pas possible, elle ne peut pas revenir' ", ajoute l'employé municipal . "Il a compris que son épouse ne reviendrait pas. C'était vraiment un torrent, c'était trop dangereux"

L'eau de la Têt était montée fortement ce week-end à la suite des intempéries, et le gué était fermé à la circulation depuis samedi.