OM: perquisition au centre d'entraînement

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OM: perquisition au centre d'entraînement
Les joueurs de l'OM à l'entraînement, à la Commanderie, en début de saison.@ REUTERS
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L'enquête porterait notamment sur le transfert, en août 2010, d'André-Pierre Gignac.

L'info. Une quinzaine de policiers ont perquisitionné mercredi le centre d’entraînement de l’Olympique de Marseille, a appris Europe 1, confirmant une information de RMC Sport. Les enquêteurs de la Direction centrale de la police judiciaire, spécialisés dans la délinquance financière et le grand banditisme, descendus spécialement de Paris pour l’occasion, ont notamment fouillé le bureau de José Anigo, le directeur sportif de l'OM, présent à la Commanderie avec le directeur général, Philippe Pérez, et le président du club, Vincent Labrune. Ce dernier a d'ailleurs dû interrompre ses rendez-vous liés au mercato et notamment au remplacement de Loïc Rémy, transféré aux Queens Park Rangers.

La confirmation. En début d'après-midi, le site du club a confirmé l'information en ces termes : "une perquisition dans les locaux l’OM a lieu ce mercredi. L’objet de l’enquête qui a motivé cette perquisition ne vise pas le club mais s’inscrit dans le cadre d’investigations en cours concernant d’autres dossiers. Le juge et les enquêteurs n’ont pas donné de détails supplémentaires à la direction de l’OM."

Voilà ce qui serait au cœur de l'affaire...  Le procureur de Marseille, Jacques Dallest, a apporté quelques éléments d'information supplémentaires. "Les enquêteurs de la police judiciaire ont agi sur commission rogatoire de MM. Christophe Perruaux et Thierry Azema, vice-présidents chargés de l’instruction à la JIRS (pour Juridiction inter-régionale spécialisée ndlr) de Marseille", explique-t-il. "Une enquête préliminaire avait été ouverte le 4 mai 2011 à la suite de renseignements parvenus au parquet de Marseille. Cette enquête a donné lieu le 20 juillet 2011 à une ouverture d’une information judiciaire contre X des chefs d’extorsions en bande organisée et association de malfaiteurs." De source policière, on précise que l'enquête porte notamment sur le transfert, en août 2010, d'André-Pierre Gignac, avec, en toile de fond, des personnes susceptibles d'appartenir au "milieu" marseillais, comme le détaillait l'été dernier le quotidien régional La Provence.