Michel Neyret "accepte" sa révocation

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L'ex-numéro 2 de la PJ lyonnaise regrette qu'on ne l'assimile plus qu'à ses dérapages.

C'est une nouvelle vie qu'il va devoir écrire. Loin de la police mais avec les siens. Michel Neyret, l'ancien numéro deux de la PJ de Lyon, mis en examen dans une affaire de corruption, trafic d'influence et de stupéfiants, a pu retrouver sa famille. S'il ne peut pas s'exprimer sur le fond de l'affaire, il est malgré tout sorti de son silence mercredi dans une interview accordée en exclusivité à i>Télé.

>> DOC - Interview exclusive sur i>Télé.

"Ça faisait un an que je n'avais pas revu ma famille"

Jusqu'à présent, un contrôle judiciaire empêchait Michel Neyret de quitter la Meurthe-et-Moselle. Il devait se présenter tous les jours à la gendarmerie de Toul. Les conditions ont été assouplies mercredi et il a pu retrouver sa famille, qui réside dans l'Isère. "Ça faisait un an que je n'avais pas revu ma famille, ma femme, mes proches, ma maison", témoigne-t-il.

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"Vous vous doutez dans quel état d'esprit je peux être au bout d'un an de sevrage. Ça a été la joie et le bonheur de retrouver tous mes proches. Maintenant, je suis en train de réapprendre ma vie, non plus en exil dans un département lointain, mais chez moi", a-t-il ajouté.

"On a voulu résumer l'homme à quelques mois"

Début septembre, Manuel Valls avait suivi les recommandations du conseil de discipline de la police et appliqué la sanction maximale à l'encontre de l'ancien commissaire qui n'a pas encore été jugé : la révocation. "On a voulu résumer l'homme à quelques mois où on me reproche un certain nombre de relations avec des personnes. Les 32 années d'états de service, que je qualifierais d'irréprochables, n'ont pas été prises en considération", regrette Michel Neyret.

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"J'accepte la décision qui a été rendue"

"C'était une déception et un regret. Mais j'accepte la décision qui a été rendue. Nous verrons avec mes avocats si nous faisons appel de la décision administrative", indique l'ancien policier.