Meurtre d'Eva à Toulouse : un des suspects dit avoir frappé l'étudiante

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Meurtre d'Eva à Toulouse : un des suspects dit avoir frappé l'étudiante
@ AFP
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Le corps sans vie de la jeune femme de 23 ans a été retrouvé lundi dernier dans une malle en plastique, stockée dans son appartement de Toulouse.

INFO EUROPE 1

L'enquête sur la mort d'Eva, à Toulouse, a sans doute vécu une avancée décisive jeudi. Quatre jeunes ont été placés en garde à vue dans l'enquête sur le meurtre de cette étudiante de 23 ans, dont le corps sans vie a été retrouvé lundi dans une malle en plastique entreposée dans son appartement du centre de la Ville rose. Ce quatuor se compose de trois jeunes hommes et d'une jeune femme, tous âgés d'une vingtaine d'années. Chacun d'entre eux savait pour la mort d'Eva, et l'un d'entre eux pourrait être à l'origine de sa mort.

Une dispute violente sur fond de dette de stups ? Selon les informations recueillies par Europe 1, l'un des jeunes suspect aurait reconnu lors des auditions menées au siège du service régional de police judiciaire (SRPJ), avoir frappé la jeune femme. Des violences qui se seraient produites, selon ses déclarations, il y a une petite dizaine de jours. Or, l'autopsie démontre que l'étudiante a pu succomber à une fracture du crâne.

D'autre part, dans les dix jours qui ont précédé la découverte du corps d'Eva, ses voisins avaient entendu très distinctement une dispute et une voix féminine supplier d'arrêter. Quelle peut-être la raison d'un tel drame ? Pour l'heure, la piste privilégiée par les enquêteurs est celle d'une dette de drogue.

Deux suspects se sont rendus d'eux-mêmes. L'enquête des policiers de la Brigade criminelle toulousaine avance donc rapidement. Une efficacité qui s'explique par l'attitude de certains des quatre suspects. Mercredi, deux d'entre eux se sont présentés d'eux-mêmes à la PJ. Un garçon et une fille, âgés de 20 et 21 ans, en couple. Ils expliquent aux enquêteurs qu'ils savent des choses sur la mort d'Eva.

Dans les heures qui suivent, les hommes de la PJ interpellent successivement deux autres jeunes hommes, eux aussi âgés d'une vingtaine d'années. Dans ce quatuor funeste, certains auraient notamment aidé à maquiller la scène de crime. Le corps de la victime a été retrouvé dans une malle en plastique et du ruban adhésif a été posé sur les contours de la porte de l'appartement afin d'empêcher que l'on ne devine quoi que ce soit de l'extérieur. Lundi, se sont finalement les proches d'Eva, inquiets de ne plus avoir de nouvelle, qui ont donné l'alerte. Les quatre suspects devraient quant à eux être présentés à un juge vendredi, au terme de leur garde à vue.