Maternité d'Orthez : l'anesthésiste placée en détention provisoire

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Maternité d'Orthez : l'anesthésiste placée en détention provisoire
© Capture d'écran France 3@ Capture d'écran France 3
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La médecin-anesthésiste, qui assistait la patiente âgée de 28 ans lors de son accouchement, souffre d'un "problème pathologique d'alcool" selon le parquet.

L'info. L'anesthésiste belge, qui assistait la patiente victime d'un accident mortel lors de son accouchement à la maternité d'Orthez, dans les Pyrénées-Atlantiques, a été placée en détention provisoire jeudi à la maison d'arrêt de Pau, a indiqué le parquet.

Un taux d'alcoolémie de 2,40 g/l de sang. Convoquée mardi par les gendarmes, l'anesthésiste de 45 ans s'était présentée avec un taux d'alcool de 2,40 g/l de sang et avait reconnu avoir "un problème pathologique d'alcool". Placée en garde à vue, elle a été mise en examen jeudi pour "homicide involontaire aggravé", selon le procureur de la République de Pau, Jean-Christophe Muller, qui a cité toute une série de "manquements" de la part de ce médecin.

La jeune victime, âgée de 28 ans, avait été prise en charge dans la nuit de vendredi à samedi dans l'un des blocs opératoires de la clinique privée pour son accouchement par césarienne. Après un accident, vraisemblablement lié aux conditions d'anesthésie, la patiente avait été transférée à l'hôpital de Pau. La jeune femme est morte mardi. Le bébé, également hospitalisé à Pau, est lui sain et sauf.

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La maternité fermée. Les autorités sanitaires ont annoncé lundi la fermeture temporaire de la maternité, "au titre du principe de précaution", avait expliqué le directeur de l'ARS Aquitaine, Michel Laforcade. "Compte tenu de fortes suspicions concernant la sécurité anesthésique, le directeur du Centre hospitalier a suspendu l'activité obstétricale en prévoyant son transfert vers le Centre hospitalier de Pau", avait ajouté l'ARS, qui a diligenté une enquête. Cette fermeture survient alors que la maternité d'Orthez était déjà en sursis, faute de gynécologues-obstétriciens suffisants. Samedi, 800 personnes avaient manifesté pour réclamer son maintien.