Marseille : les frères Bengler écopent de 20 ans de prison pour enlèvement

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Marseille : les frères Bengler écopent de 20 ans de prison pour enlèvement
Les frères Bengler ont écopé de 20 ans de prison jeudi pour enlèvement de personne. Ils échappent toutefois à la condamnation pour assassinat. Image d'illustration. @ LIONEL BONAVENTURE / AFP
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Les frères Bengler, connus comme les patrons du clan des "Gitans" à Marseille ont écopé de 20 ans de prison jeudi pour enlèvement. 

Les frères Bengler, considérés comme des figures centrales de la guerre de la drogue à Marseille, ont été condamnés jeudi à 20 ans de prison pour un violent enlèvement mais acquittés pour un règlement de compte mortel commis en 2010 à Marseille. François et Nicolas Bengler, 35 et 31 ans, ont, en effet, été acquittés dans le dossier du règlement de comptes du Clos la Rose, dans lequel un adolescent de 16 ans avait été tué le 19 novembre 2010. Un enfant de 11 ans avait également été blessé d'une rafale de kalachnikov, dans cette cité de quartiers nord de Marseille. L'âge des victimes avait suscité un vif émoi et braqué les projecteurs sur le trafic dans la région marseillaise.

Le clan des "Gitans". Apprenant son acquittement dans ce volet du dossier, dans lequel aucune preuve matérielle n'a été rapportée, François Bengler a poussé un soupir de soulagement et adressé, depuis le box, un clin d'oeil à ses proches. Les frères, considérés par la police comme les patrons du clan des "Gitans", l'un des plus violents de ceux qui tentent de dominer le trafic de drogue dans la région, ont en revanche été condamnés pour un violent enlèvement suivi de séquestration.

Plusieurs dizaines de victimes. Ils avaient été pris sur le fait, lourdement armés, dans la villa où ils détenaient et malmenaient depuis six jours leur victime, moins d'un mois après la fusillade du Clos la Rose. Deux co-accusés ont écopé de 10 et 15 ans de prison. Un troisième, qui ne s'est pas présenté et avait un rôle périphérique, a été condamné à 5 ans. La police marseillaise considère que la vendetta entre le clan des "Gitans" et leurs rivaux des "Blacks", organisés autour d'une famille d'origine comorienne, a fait plusieurs dizaines de victimes ces dernières années, et encore 16 ces dix derniers mois.