Lycéenne poignardée : "Ils étaient en train de rompre"

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Maxence, élève de terminale au lycée Louis-Armand de Gleize ne "comprend pas" ce geste qui pourrait être prémédité, comme le laissent supposer les images de la vidéosurveillance.

TÉMOIGNAGE EUROPE 1

Lundi, au lycée Louis-Armand de Gleize, proche de Villefranche-sur-Saône, dans le Rhône, un garçon de 15 ans entre dans l'établissement avec trois couteaux dans son sac. A la sortie des cours et sous les yeux de ses camarades, il poignarde une de ses camarades de classe, son ancienne petite amie.


Mise à jour à 18h. Lors de sa garde à vue, le lycéen a déclaré avoir eu l'idée de tuer sa camarade de classe pendant l'été, a indiqué mardi le parquet de Villefranche-sur-Saône. Il l’a présenté comme "sa meilleure amie" et non comme sa petite amie. Il ne s’agirait donc pas d’une rupture amoureuse.  

"Tout faire basculer". La lycéenne de 15 ans, opérée dans la nuit de lundi à mardi après avoir reçu sept coups de couteau essentiellement dans le dos, est toujours entre la vie et la mort. Elle connaissait parfaitement son agresseur puisqu'il était élève dans sa classe de première S et avait entretenu une relation amoureuse avec elle. La rupture, mal acceptée par le garçon, pourrait être à l'origine du passage à l'acte tragique. C'est d'ailleurs ce que suppose Maxence, un lycéen de terminale : "Ils étaient en train de rompre et je pense qu'il a dû s'énerver et tout faire basculer. C'est un acte débile. Moi, je ne comprends pas", souffle-t-il.

Froid et méthodique. L'agression à l'arme blanche a eu lieu juste devant le portail du lycée. Une caméra de vidéosurveillance aurait capté toute la scène. Sur les images, on verrait l'adolescent agir de manière extrêmement froide et méthodique, portant ses coups de couteau presque calmement et parlant de sa victime à l'imparfait sitôt son acte commis. Le garçon a été placé en garde à vue lundi soir. Les trois couteaux dans son sac posent la question de la préméditation de son geste.