Loi Travail : nombreuses dégradations en marge de la manifestation à Rennes

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Loi Travail : nombreuses dégradations en marge de la manifestation à Rennes
Le commissariat a été dégradé.@ JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
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Des individus encagoulés ont peint de nombreux tags et brisé des vitrines de commerces en marge de la manifestation anti-loi Travail à Rennes.

De nombreuses dégradations - tags et bris de vitrines, poubelles brûlées devant le commissariat - ont été commises jeudi à Rennes après une manifestation d'opposants à la loi Travail, qui a rassemblé 1.500 personnes selon la préfecture et 3.000 selon la CGT. Le cortège syndical a défilé de midi à 13h30, précédé de quelques 300 individus dont certains encagoulés, qui ont peint de nombreux tags.

Une manifestation "sauvage". Puis une "manifestation sauvage" de près d'un millier de personnes a poursuivi, hors parcours déclaré, dans les rues, en début d'après-midi. De nombreuses agences bancaires, immobilières ou d'assurances ont d'abord été taguées, puis, dans un deuxième temps, certains manifestants s'en sont pris aux vitrines, les brisant à l'aide de marteaux. Parmi les tags : "ça passe et ça casse", "Re-péter", ou "Et ma prime à la casse ?". Lors des bris de vitrines, des manifestants s'interposaient pour empêcher les journalistes de prendre des images.



Le commissariat pris pour cible. En début d'après-midi, cette deuxième manifestation s'est rendue devant le commissariat central de la ville : ses grilles ont été repeintes en rouge et des poubelles déposées devant l'entrée ont été enflammées. Un véhicule du groupe Vinci, concessionnaire du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, a aussi été dégradé : ses vitres ont été brisées et un début d'incendie a été éteint par un policier avec un extincteur. Les mots "zad partout" ont été tagués sur le véhicule. Vers 14h30, quelques centaines de manifestants jouaient encore au chat et à la souris avec les forces de l'ordre. Les derniers manifestants, ainsi que les journalistes, étaient cantonnés dans une ruelle encerclée par les forces de l'ordre, avec interdiction de sortir du périmètre.