Ligonnès : les recherches infructueuses

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Ligonnès : les recherches infructueuses
C'est la troisième opération de recherches dans le Var depuis la découverte des corps de la famille Ligonnès.@ MAXPPP
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L'opération menée mardi à Roquebrune-sur-Argens, dans le Var, n'a rien donné.

Plus de deux mois après la découverte des corps de la famille Ligonnès, de nouvelles recherches ont été entreprises mardi dans le Var. Les policiers se sont mis à la recherche d'indices susceptibles d'établir si Xavier Dupont de Ligonnès, le principal suspect, s'est suicidé après la disparition de toute sa famille. Mais en début d'après-midi, l'opération n'avait rien donné.

"La mission aujourd'hui était de rechercher des traces et indices de corps. Aucune trace, ni bivouac n'ont été trouvés. On peut dire que ce secteur est verrouillé", avait expliqué Florian Austruy, le commandant de la section CRS de montagne.

Troisième opération de recherches

Une centaine de CRS, d'enquêteurs de la police judiciaire de Toulon, de sapeurs-pompiers et quatre équipes cynophiles avaient entamé mardi matin de nouvelles recherches au rocher de Roquebrune-sur-Argens. Un hélicoptère de la gendarmerie a également été mobilisé pour héliporter des binômes d'un groupe de reconnaissance et d'intervention en milieu périlleux (Grimp) pour inspecter les failles et infractuosités du rocher. Le juge d'instruction Robert Tchalian, qui instruit le dossier, était également sur place.

Il s'agit de la troisième opération de recherches lancée depuis le 22 avril après la découverte sur le parking de l'hôtel Formule 1 de Roquebrune-sur-Argens d'une voiture de Xavier Dupont de Ligonnès. Jeudi dernier, des fouilles archéologiques entreprises dans une quarantaine de cavités à Roquebrune-sur-Argens, Trans-en-Provence, Le Muy, Les Arcs-sur-Argens et Draguignan n'avaient donné aucun résultat.

"Des indices ou un corps"

Ces recherches approfondies ont eu lieu "sur un terrain particulièrement complexe, traversé de nombreuses failles et excavations qui, naturellement, peuvent fort bien dissimuler une présence humaine vivante ou un corps", a précisé le procureur de la République de Nantes, Xavier Ronsin.

"La recherche d'un éventuel corps ne signifie pas que les enquêteurs et le juge d'instruction sont désormais certains du décès de Xavier Dupont de Ligonnès. Il s'agit depuis le début de l'enquête de l'une des hypothèses qui, comme telle, a déjà été vérifiée et continuera à l'être, jusqu'à découverte de l'intéressé", a-t-il ajouté.

Dernière trace le 15 avril

Depuis la découverte des corps d'Agnès Dupont de Ligonnès et de ses quatre enfants âgés de 13 à 20 ans à Nantes, Xavier Dupont de Ligonnès, reste introuvable. La seule trace dont disposent les enquêteurs de la police judiciaire remonte au 15 avril lorsqu'il a quitté à pied l'hôtel Formule 1. La veille, le 14 avril, une "trace bancaire" avait été enregistrée dans le même village où il avait retiré 30 euros. Depuis, plus aucun signe de vie.

Le 29 avril, d'importants moyens avaient été mobilisés dans ce même secteur de Roquebrune-sur-Argens, où le groupe d'investigation cynophile de la gendarmerie, des plongeurs, des spécialistes du secours en montagne et des CRS avaient battu la campagne et la forêt proche de l'hôtel. Depuis le 10 mai, Xavier Dupont de Ligonnès est sous le coup d'un mandat d'arrêt international.