Les convoyeurs braqués ont été virés

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Les convoyeurs braqués ont été virés
Deux convoyeurs de fonds attaquent leur employeur pour licenciement abusif.@ MAXPPP
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Deux convoyeurs de fonds attaquent leur employeur pour licenciement abusif.

Nouhoum Koné et Nicolas Savarimoutou se souviendront de la journée du 1er octobre. Alors que leur fourgon vient d'être braqué, ces deux convoyeurs de fonds apprennent quelques heures plus tard qu'ils sont licenciés. Pour les deux hommes, la raison invoquée par la direction n'est pas valable. Ils attaquent leur employeur pour licenciement abusif, rapporte Le Parisien.

Leur véhicule banalisé avait été attaqué le 1er octobre au petit matin à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. Quatre ou cinq malfaiteurs, lourdement armés, avaient alors emporté les caisses qui s'y trouvaient, occasionnant au passage quelques contusions aux convoyeurs.

"Une mauvaise nouvelle à nous annoncer"

Les deux hommes sont ensuite interrogés longuement par la brigade de répression du banditisme (BRB). Puis en sortant des locaux en milieux d'après-midi, ils apprennent que leur direction veut les voir. "Vers 18 heures, le DRH nous dit qu’il a une mauvaise nouvelle à nous annoncer", se rappelle Nicolas Savarimoutou.

Le directeur des ressources humaines leur apprend alors qu'ils sont renvoyés. "Demain, il faudra vous inscrire à Pôle emploi", leur aurait-il dit, selon Nicolas Savarimoutou. Leur lettre de licenciement indique que "la période d’essai ne nous ayant pas donné satisfaction, nous avons décidé de mettre fin au contrat qui nous liait".

Or les deux hommes ont été embauchés en CDI respectivement le 1er et le 6 août avec une période d'essai d'un mois, "éventuellement reconductible sur accord écrit des deux parties". "Il n’en a jamais rien été", affirme l'avocat d'un des convoyeurs. Les syndicats soupçonnent la direction d'avoir en fait voulu se débarrasser de deux convoyeurs dont elle doutait de la probité.

"Faites un courrier au président"

Pour autant, le DRH a assuré à Nouhoum Koné ne pas savoir pourquoi ils étaient licenciés. "Si vous n’êtes vraiment pour rien dans ce qui s’est passé, faites un courrier au président pour lui demander de revoir la position de l’entreprise", aurait-il répondu à l'un des plaignants.