Le vol d’association caritative se banalise

  • A
  • A
Le vol d’association caritative se banalise
Les voleurs ont forcé les portes de local à Roussillon (Isère).@ Capture d'écran Google
Partagez sur :

Un centre du Secours Populaire en Isère a subi un cambriolage mercredi. Le deuxième en trois mois.

Que se passe-t-il dans l'Isère ? Plus personne, et surtout pas les associations, ne semble être à l'abri des vols, cambriolages et braquages. Dernier fait en date, le cambriolage, dans la nuit de mercredi à jeudi, du local du Secours Populaire de Roussillon, à une vingtaine de kilomètre de Vienne. Le butin ? 60 kilos de farine, des cartons de confitures, du lait, du beurre, du chocolat et la totalité du stock de produits pour les bébés. Un nouveau coup dur pour ce centre, déjà cambriolé au mois d'août, qui vient s'ajouter à une longue liste de méfaits de ce genre dans le département et ailleurs.

A Roussillon, "la désolation". Marcelle Cabannes, responsable du centre de Roussillon, a déploré ces vols mercredi au micro d'Europe 1."Ce n'est pas pour une utilisation personnelle, c'est pour de la revente", a-t-elle estimée. "On ne peut pas s'expliquer le vol des plus pauvres", a regretté la bénévole en faisant part de sa "désolation" à la découverte du larcin.  En août, tous les lots collectés pour un concours de belote visant à récolter des fonds pour l'association avaient été dérobé. Cette fois-ci, c'est l'intégralité des denrées alimentaires collectées le week end dernier qui a disparu : de quoi nourrir 480 familles pendant quatre à cinq jours. Le centre a ainsi lancé un appel à la générosité auprès de ses donateurs pour combler le vide.

Vol à main armée chez Emmaüs. En septembre, un entrepôt d'Emmaüs situé dans la région grenobloise a été le théâtre d'une véritable attaque à main armée.Trois hommes cagoulés et gantés ont braqué un employé au petit matin, l'obligeant à ouvrir le coffre du local pour le vider de près de 6.000 euros. Quelques mois plus tôt, des malfaiteurs avaient carrément emporté le coffre, contenant 2.500 euros, de l'antenne locale de Sassenage, dans la banlieue de Grenoble.

Un phénomène national ?  Le phénomène ne se limite pas aux frontières de l'Isère. Si les syndicats de police ne constatent pas encore de recrudescence, les faits interpellent cependant. En septembre, à Rézé, dans la banlieue nantaise, les locaux d'un Secours Populaire ont été forcés et cambriolés tandis que ceux d'Avignon ont  déploré le vol du moteur de la chambre froide. En janvier, ce sont les locaux de l'antenne d'Auchel, près de Béthune qui ont fait l'objet d'un vol de denrées alimentaires.  Et les faits sont encore plus nombreux lorsque l'on élargit le champ de la recherche aux autres associations. Aucune ne semble malheureusement  à l'abri.